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01.01.2011 12:08:45
Certains mettent le petit Jésus dans la crèche, au sens propre, mais surtout, pour ce qui nous intéresse ici, au sens figuré.
Xerxès, dans un billet récent de son blog Tendre bulle, évoque ainsi les expressions imagées désignant le coït, dont celle citée ci-dessus qui figure en titre de billet.
Ces mots ou expressions peuvent être étranges, drôles, inattendues, communes... Il en existe tant ! Pierre Guiraud, dans son Dictionnaire érotique, les citent et les classent, mais le dictionnaire, bien que fort intéressant et très bien documenté, n'est pas d'une absolue complétude tant le vocabulaire évolue, tant les créations dans le domaine du sexe foisonnent.
Le coït est ainsi, selon le classement de Pierre Guiraud, un « faire » : faire l'amour, faire la chose, choser, besogner..., des actions artisanales avec les notions de mouvements répétés, de pénétrations et de coups (repasser, ramoner, frotter, emboucher, enfiler, marteler, bourrer...), un combat (la séduction en étant un premier, et l'on se rappelle à se propos la métaphore filée par un Don Juan chez Molière), un jeu dont la danse fait partie ou encore une action locative, avec des expressions floues comme « venir là ».
Un simple verbe peut se rattacher à un nom, la locution devant plus parlante, plus imagée encore : enfourner son pain, sa baguette est de ce ressort : nous y trouvons l'action artisanale liée à la pénétration, une image de la verge avec le pain et une image du vagin comme contenant, le four. Remplacez le four par tout autre terme contenant comme la grotte et une nouvelle expression se crée : le spéléologue part en expédition, entre dans les profondeurs, à moins que la passivité de la grotte (les expressions les plus communes mettent en avant un mouvement masculin et une inertie féminine) ne se mue en un engloutissement, c'est la grotte qui aspire alors le spéléologue. Rien n'empêche donc un changement de point de vue. Au lieu d'enfourner le pain, c'est le four qui peut le cuire...
Dans son Dictionnaire érotique de la francophonie, Georges Lebouc évoque les différentes manières d'exprimer le coït à travers les pays francophone dans le chapitre qu'il a intitulé « faire la bête à deux dos ».
Au Cameroun, on peut ainsi entendre « faire les physiques » ou « faire le sport », en Côte d'Ivoire le verbe « lover », aux Antilles « faire circuler le sang », au Gabon « prendre sa crampe », au Québec « donner son biscuit » ou « crémer le gâteau ». Les métaphores culinaires sont très fréquentes...
Et quand une femme ne veut plus avoir de relation sexuelle avec un homme, aux Antilles, elle ferme le robinet...
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Lorsque l'on évoque le sexe anal, le premier terme qui vient à l'esprit est celui utilisé pour le coït anal, « sodomie ». Ce mot provient d'un nom propre, Sodome, ville détruite par Dieu à cause de ses mœurs. De « sodomie » dérivent le verbe « sodomiser » et le nom « sodomite », celui qui pratique la sodomie. On rapporte que Verlaine, devant un tribunal où on l'accusait d'être « sodomiste » (sic !) a corrigé en précisant que l'on disait « sodomite »... Mais avant de le pénétrer, voyons de plus près le terme « anus ». Il est tour à tout « orifice du rectum » selon sa définition, « petit orifice », « œillet » et pas seulement pour les poètes, Verlaine y compris, « fondement », « arrière boutique », « anneau », « rondelle », « rosette », « trou de balle », « pastille », et j'en passe...
« Pour en finir avec ce tabou ». Devant cette expression je suis restée songeuse. Quels tabous existe-t-il, que place-t-on sous ce mot ? Peut-on en finir avec « un tabou » ? Quand je consulte le Dictionnaire érotique de Pierre Guiraud, le terme « tabou » est présent sous l'entrée « tabous sexuels » : « Les tabous sexuels sont fort nombreux ; longtemps l'homosexualité, la masturbation et surtout la contraception ont été des sujets interdits. » Citation faite du Dictionnaire de la Sexualité du Dr Georges Valensin, éd. La table ronde, 1967.
Sur le blog Au paradis des Muses, l'abécédaire prend le chemin de l'érotisme. Vingt-six termes plus originaux les uns que les autres y sont définis... Un exemple peut-être ? Savez-vous ce qu'est un ustensensible ?...
Cette expression qui exprime la fellation a vu le jour chez les libertin lettrés, avant de se propager assez largement, mais modérément tout de même, dans des couches plus populaires au cours de la première partie du XX° siècle.
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