Blanche présence du tissu
Et les chairs nues
S’y cachent à peine
Mes rêveries déjà s’enchaînent
A ces collines
Que je devine
Regarde-moi sembles-tu dire
Et tes désirs
Sont ceux d’une reine
Femme maîtresse et souveraine
Je t’obéis
Vassal soumis
Mes yeux se glissent en caresses
Sur tes paresses
Dénudées
Sur tes seins lourds de mille étés
Où tant de joies
Se firent émois
Ton corps n’est encore que voilé
Mais j’en connais
Quelques jardins
Je sais qu’aux bourgeons de tes seins
Tous tes secrets
Se veulent baisers
Laisse mes mots ôter doucement
Les vêtements
De l’apparence
Et qu’apparaissent en abondance
Les paysages
De tes voyages
Montre-moi toutes tes passions
Et tes frissons
Les plus secrets
Que tes moiteurs tendres et sucrées
S’offrent en folie
A mes envies
Sois nue et fière de te montrer
Et d’éveiller
Mes rêves fous
Mes lèvres tremblent mes doigts sont doux
Muse en plaisir
Je te désire