2008

Comment m'est venue l'idée d'acheter mon premier sextoy

Stephanie

Publié le 14 mai 2008

Secrets de femmes

Article publié en 2008. Le contenu peut refléter l'état du marché à cette époque ; certains produits cités ne sont plus disponibles.

Est-ce que je connaissais même le mot ? Je ne sais plus. Si l’on m’avait demandé ce qu’était un sextoy, aurais-je su répondre ? J’avais déjà eu connaissance du terme « boules de geisha » et le « godemiché » était pour moi associé à une lecture de Sade, ce qui ne m’encourageait certainement pas à en posséder un. Et puis, pour quoi faire ? Quel intérêt pouvaient bien avoir ces objets ?

Toutes les données ont changé après la naissance de mon troisième enfant. La grossesse est en ce qui me concerne un passage difficile : facilement irritable (note à mon mari : je ne veux pas de commentaire du style « tu est facilement irritable même sans être enceinte »), pas très à l’aise dans un corps qui gonfle de partout, je refuse qu’on me touche.

Après neuf mois ou presque d’abstinence, monsieur tire une langue jusqu’à terre et moi, toute heureuse de mincir rapidement, et même sans attendre d’avoir retrouvé la ligne, je retrouve le goût de m’habiller, le goût de plaire, et celui de faire des galipettes. Et même plus que d’habitude. C’est le raz de marée, je ne pense plus qu’à ça. Monsieur est ravi mais épuisé. Quant à moi, je suis en pleine forme et cris hourra quand je rentre enfin dans du 36. Évidemment, je n’ai plus de poitrine, mais ce n’est qu’un détail.

Après cela, plein d’idées jusque là saugrenues me passent par la tête. Un jour, monsieur rentre de son travail et je l’accueille d’un « tu as déjà pensé qu’on pouvait se filmer pendant que nous faisons des trucs ensemble ? » Je l’ai mis sur les genoux, ce qui ne l’a pas empêché d’aller très vite à la recherche du pied pour poser la caméra.

Puis il y a eu un petit sondage en ligne sur l’expression de fantasmes : tel fantasme était-il notre, nous semblait réalisable ? Hors de question pour certains, avis mitigé pour d’autres, et oui tout de suite pour certaines questions. Oui tout de suite à l’utilisation d’un sextoy.

J’ai envoyé mes réponses par e-mail à mon mari, à son bureau, parce que j’adore quand il rentre à la maison tout émoustillé et que cela se remarque juste sous la ceinture.
Une fois seuls, nous avons parlé du questionnaire, de mes réponses et des siennes. Nous avons eu la surprise de nous découvrir mutuellement plus ouverts que nous ne pensions l’être. Le sextoy, ok, sans problème, et ok à d’autres fantasmes également.

C’est ainsi que nous avons passé un jour notre première commande sur un site Internet et que nous avons poursuivi…

Suite des aventures ultérieurement.