2010

Concours de récits érotiques - récit 11 - auteur : Franck

Stephanie

Publié le 3 février 2010

Concours de récits érotiques de la Saint-Valentin

Article publié en 2010. Le contenu peut refléter l'état du marché à cette époque ; certains produits cités ne sont plus disponibles.

Concours de récits érotiques de la Saint-Valentin

La gare du Nord était froide en cette journée de décembre

Depuis des semaine nous nous découvrions au téléphone

Sans nous être jamais vus

Depuis des nuits nous parlions des heures durant

De nos existences

De nos envies

Lentement nous avons appris à nous connaître

Sans rien savoir de notre image.

Nos corps vivants et désirants

S’ignorant totalement

Nos envies ne passant que par les mots

Qui s’envolaient chaque nuit

Au-delà du quotidien de nos vies…

Et puis un jour nous avons convenu d’un rendez vous

Deux heures durant

Dans le train partant de Lille

J’ai pensé

J’ai rêver

Je t’ai désiré

J’ai eu peur aussi de ne pas te plaire

Je regardais les paysages

Je les voyais

Et les oubliais

ne pensant qu’à toi

la gare du Nord s’est ouverte devant le train

grise et froide

mon cœur brulant mes yeux

je ne savais si j’allais oser mettre un pied devant l’autre

la peur au ventre

peut être avais je rêvé ?

Il n’y aurait personne.

Ou bien tu ne serais pas là , changeant d’avis tu ne serais pas venu…

J’étais déjà malheureux

En marchant sur le quai

Des amoureux se retrouvaient

Des enfants couraient en criant !

Mille ou cent ils marchaient

comme moi vers le bout du quai

je ne voyait rien

il y avait tant d’hommes qui m’indifféraient

tant de femmes qui m’ignoraient

mon espoir

mes rêves mes envies s’envolaient à chaque pas

ma peur

gagnaient

et puis tu étais là immobile

avec un sourire

immobile sur le quai

je ne savais pas si c’était vraiment mon amour qui

était là

j’en doutais encore

j’ai forcé ma peur

pour te parler

et je ne sais plus ce que tu m’a dis

ton sourire

m’a éblouis, tu m’a embrassé

tes lèvres  étaient brulantes

et  tu tremblais

tu t’es mise à pleurer doucement

me disant que tu étais heureuse

tu m’a guidé vers la sortie

vers le bus

qui nous emmenais au travers des rues de Paris

assis au fond du bus

nous nous sommes embrassé

nous yeux se découvrant

nos corps s’attirant

nos cœurs s’emballant de cette découverte

sensuelle

tu m’a entrainé

expliqué les rues

entre deux baisers

au pied de ton immeuble

tu m’a expliqué

la ville je ne comprenais rien

mais je te regardais

et je vivais un rêves

puis il y a eu les marche

qui m’on coupé

le souffle

pas d’ascenseur

tu grimpait les marches

si vite

il y avait tant d’étages

je suis arrivé sans souffle

sur le palier enfumé par un vieux voisin

toussant

j’ai essayé de reprendre mon souffle

pendant que tu ouvrais ta porte

puis je t’ai suivis

il y avait peu de place

une pièce et une chambre

un canapé bleu

je m’y suis assis et les coussins s’en sont allé glisser

vers le sol

tu riais

et tu es venu sur moi

m’embrasser

j’ai soulevé ta jupe

le collant résistait

tu m’a aidé en me disant

« alala…pas doué »

J’ai rigolé

 toi aussi …

nous sommes tombé sur le plancher joli

et tu m’a dis

« viens »

Tu m’a pris par la main

Pour m’entrainer vers ton lit

La chambre toute petite

Donnait sur les toits de Paris

La pluie chantai sur le zinc

Et sur la fenetre

En face d’autres fenetres

Eclairée

Laissaient voir des hommes des femmes

Solitaires ou en couple qui s’activaient

Pas de rideau à ta fenêtre

J’avais un peu honte de cette « proximité »

Tu m’a aidé à me deshabiller

Je n’arrivais pas à en faire autant pour toi

Je regardais ton corps qui se denudais

Et la fenêtre

Avec toutes ces personnes qui semblaient ne pas nous voir devenir nus

et nos caresses ont suivie notre nudité

nous nous sommes

embrassé

tu m’a guidé vers le cœur soyeux et tendre de ta féminité

j’avais encore peur

de toutes ces personnes qui ne me voyait sans doute que dans mon imagination

j’avais mal tant je te désirais

j’ai embrassé sur chaque partie du corps

ta peau brulait

tu me guidais de tes mains

de tes reins

mon sexe enveloppé dans la douceur soyeuse

du fourreau tendre, humide, et chaud du tien

je n’ai rien fait

tu m’as fait l’amour

et puis tu a pleuré encore en  me serrant

dans tes bras

je ne savais pas quoi dire

je me suis excusé

j’avais peur de t’avoir fais mal

tu t’es mis encore à) rire

en pleurant

tu m’a donné un baiser

qui m’a presque privé de souffle

me disant que j’étais un  idiot et que tu m’aimais

et puis nous nous sommes habillés

pour partir dans Paris sous la pluie

nous sommes allé voir une exposition

tu te réchauffais dans mes bras

nous avons mangé dans un petit restaurant

en parlant d’amour

et nous sommes revenus chez toi

pas de divan cette fois

mais des baisers

des caresses

j’en oubliais presque ,

pas tout à fait,

cette chambre illuminée

sur nos corps qui se dénudaient

sur nos sexes qui s’exposaient

au désir

et qui s’unissaient de nouveau

…dans la lumière d’une nuit,

qui nous a donné le plaisir,

après nous être connu sans nous voir

de nous découvrir enfin

ta peau

la mienne

ma bouche

sur tes lèvres,

toutes tes lèvres

tes lèvres

autour

de mon désir

et encore

nos désirs

qui nous ont épuisé

laissant la lumière allumé

jusqu’au matin

qui nous a réveillé un peu avant midi

heureux comme des enfants

qui venaient

de comprendre

à quel point

la vie

est belle