2010

Concours de récits érotiques - récit 14 - auteur : Anthony

Stephanie

Publié le 6 février 2010

Concours de récits érotiques de la Saint-Valentin

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Concours de récits érotiques de la Saint-Valentin

 Le vice de la lecture

La bouche entrouverte, les yeux fermés, en plein sommeil, Stephane accusait la sortie abusivement alcoolisée de la veille. Il était rentré titubant à six heures du matin, garni d’une haleine chargée et de plusieurs bouteilles de vodka dans le sang. Les idées confuses, entre malaise réel et images irréelles, il se demanda si le son strident qui arrivait jusqu’à ses oreilles émanait de sa porte d’entrée. Au bout de quelques longues minutes et après répétitions sonores, il prit conscience que quelqu’un, derrière cette porte séparant un couloir d’immeuble sale et humide à sa tanière de mâle viril, essayait de l’escarper de sa position horizontale. Ce n’est pas sans mal, qu’il réussi à enfiler un boxer afin de découvrir qui venait, un mardi matin vers 13h30, le déranger. Il pensa surtout à un événement grave s’étant déroulé dans la nuit.

Les yeux collés, il ne distingua pas immédiatement la silhouette qui se tenait maintenant devant lui. Cependant, la voix qui s’adressait à lui indiqua avec précision un fort taux d’œstrogènes. Les mots rebondissaient douloureusement contre les parois de son crâne, il ne pensait qu’à la sensation douce de l’eau bouillante de la douche lui ruisselant sur le corps ; seule solution : faire entrer cette ombre dans l’appartement.

Pendant que cette inconnue, désormais à l’intérieur, jouissait du sentiment d’être seule au beau milieu d’une pièce morte de toute décoration, Stéphane tenta de sortir de son malaise à l’aide d’une douche puis d’un relooking rapide à base de dentifrice et gel coiffant. N’ayant rien prévu, le peignoir pendu au crochet de la salle de bain serai le vêtement de cérémonie pour aller à la rencontre de la «belle au canapé».

Dégoulinant mais d’une odeur parfumée, il s’approcha d’elle d’un air gêné. Il ne lui laissa pas placer un mot et s’excusa de cette accueil, légèrement décalé. Elle esquissa un sourire en baissant sa tête de poupée. Stéphane pris alors conscience de la beauté sincère de cette femme. Il n’y avait pas fait attention, mais à cet instant précis, il vit, assis à ses cotés, une des plus belles créatures posées sur terre. Il oublia complètement le pourquoi de sa visite et se mit à parler de cet appartement trop petit, de sa soirée de la veille, des ses études… Au bout d’une vingtaine de minutes, il s’aperçut de son insolence, de son attitude à lui voler son temps. Il stoppa son débit de parole et attendit qu’elle se prononce.

Elle comprit de suite et prit la parole avec un léger soupire de soulagement. En quelques secondes, elle lui expliqua son rôle : vendre des abonnements annuels d’achat de livres au particulier. Il avait toujours été passionné par la lecture et ce jour là encore plus qu’un autre. Pourquoi ne pas devenir client ? il savait pertinemment que la plastique parfaite de la commerciale était le piège par excellence d’une signature facile mais il l’acceptait avec délectation. Il fallait l’admettre, l’attirance qu’il ressentait suffisait à l’obliger à faire un chèque sur le champ. Elle, de son coté, ne laissait transparaitre aucun signe de séduction.

Les dés étaient donc jetés, il fallait qu’il la séduise, la soumette à son charme et éventuellement qu’il signe ce contrat qu’elle était venu lui proposer. Pendant une longue seconde, il douta de lui, de pouvoir lui plaire puis il se ressaisi.

Elle sortit de sa sacoche de cuir noir une chemise cartonnée remplie à ras bord de divers papiers de couleurs multiples. Dans cet enchevêtrement, elle extirpa très vite une souche carbone et commença à poser différentes questions ; Chacune l’éloigner un peu plus de son but en privilégiant leur relation «professionnelle». Durant tout ce temps, le cerveau de Stéphane travaillait l’imaginaire. Il se voyait déboutonner un à un chaque bouton de son chemisier blanc nacré, passer doucement sa main dans l’ouverture maintenant créée et caresser son corps de déesse, la sentir frémir sous son souffle chaud, conquérir sa bouche avec la sienne, laisser monter le désir en elle comme en lui et se diriger tendrement vers son lit. Mais chaque interrogation de la «belle» le ramenait à la réalité ; une réalité triste, presque injuste à ces yeux. Alors qu’elle continuait, il la coupa de façon sèche et lui demanda son prénom. Il invoqua le fait qu’elle savait désormais tout de lui : son nom, son prénom, son adresse, son physique, ses études, la couleur de ses yeux, la décoration de son appartement… Elle trouva cet argument assez judicieux et se résigna à lui lâcher son prénom. De cet instant, il l’appellerai donc France.

Il pris alors conscience de son état, il était là, fabulant sur cette créature assise à coté de lui, en peignoir ; il lui fallait se concentrer pour interdire à son corps et sa masculinité de laisser apparaitre une bosse entre ses jambes, synonyme de désir sexuel.

En lui déposant sur la table basse le café chaud qu’il lui avait proposé quelques minutes auparavant, il lui lança un regard transperçant de sérénité et sincérité. Elle posa ses mains froides sur la tasse brulante en effleurant légèrement les doigts de Stéphane. Est-ce un signe ? un «go» pour le départ ? Les hormones en totale ébullition, Stéphane ne pouvait maintenant plus contrôler cette érection qu’il savait grandissante. Il attrapa ses mains, les porta à son visage et caressa ses joues avec précision. France plongea ces yeux dans les siens, son regard intense et profond laissait traverser ses émotions, ses envies érotiques.

Comme il l’avait imaginé, il ne pouvait en être autrement, il déboutonna son chemisier et passa sa main à l’intérieur. Sa peau était douce et chaude, chaque caresse se traduisait par un léger soupir. Chaque geste étaient lent, calculé, tendre et avait pour unique but d’intensifier ce moment, ce besoin charnel. L’afflux de sang qui arriva de manière brutale jusqu’à sa verge le fit presque tressaillir, le moment était si intense qu’il en devenait douloureux. Alors passive, France se laissa peu à peu aller et agrippa avec vigueur le sexe de Stéphane. Elle fut surprise par cette rigidité extrême que cet homme avait pris soin lui cacher. Surpris par cette conquête, il sentit le plaisir monter en lui, ce bouleversement interne, il le savait, allait le mener vers des pulsions totalement incontrôlables. A travers le soutien-gorge dentelé de France, il pris conscience de cette poitrine ferme, rebondie, d’une taille parfaite, il lui fallait y gouter. Il abaissa avec délicatesse le bonnet droit et découvrit une auréole rose pamplemousse, un téton durcie de plaisir. Sa bouche se délectait maintenant de ce goût d’agrume. Il suçait et jouait avec ce fruit comme pour y sortir tout le nectar. Stéphane jouissait d’une expérience certaine dans la séduction du sexe faible, la conquête d’une literie inconnue et la victoire de silhouettes mais les choses avaient cette fois là pris une tournure différente. Outre l’excitation de la situation, de cette inconnue, de son réveil alcoolisé, il se sentait s’abandonner au fil des minutes. Des seins, il en avait gouté des dizaines mais ceux-la lui rappelait le douceur de plus beaux tissus. Plus il s’en délectait, plus il ressentait le besoin d’y retourner. Pour un meilleur confort, il dégrafa complètement son soutien-gorge et la positionna allongée sur le canapé. Les papiers carbones et autres contrats vierges étaient maintenant bien loin. Ses lèvres descendirent jusqu’au ventre plat de France. Son nombril était le puits parfaitement rond d’une étendue désertique de sable blanc. Chaque baiser faisait rebondir cette étendu comme si le vent venait déplacer quelques grains de sable. France, le visage tendu, la bouche ouverte commença alors à laisser agir sa main droite toujours agrippée au sexe de son partenaire. Les va et viens qu’elle exerçait respecter leur acte sexuel, lents et complets. Ils allaient du plus haut point du gland du sexe de Stéphane à la base testiculaire. Les effets furent immédiats. Chaque battement de son coeur résonnait à l’intérieur même de son «engin». Il stoppa assez vite ces mouvements en se dirigeant vers le lit juste à coté. Entre temps, il pris soin de quitter son boxer et son peignoir et se retrouva nu, allongé sur son lit. France se leva du canapé, s’extirpa de son costume, chemisier blanc déjà ouvert, jupe noire, bas opaques, elle ne garda que son string de dentelles noires. Pendant cette manipulation, Stéphane découvrit les formes qu’il ne connaissait pas encore totalement. Des jambes fines, élancées et des fesses rondes et musclées - tout était en complète harmonie avec les découvertes qu’il avait faite quelques minutes avant.

Elle s’allongea à coté de lui, leurs deux corps étaient bouillants de sexualité. Stéphane descendit plus bas du lit en abaissant le string noir. Ca y est, l’égalité était totale, ils étaient tout les deux dans le plus simple appareil. En mettant le premier coup de langue sur le sexe humide de France, il savait que ce moment serait unique. Cette fille, il ne l’a reverrait probablement pas, c’était cela la magie de cette rencontre. Il lui fallait s’appliquer, lui apporter la jouissance ultime afin qu’elle ne l’oublie pas, qu’il ne soit pas l’erreur commercial de la semaine. Il repéra vite cette partie dure au sommet des grandes lèvres de France, son clitoris. Il entama son travail de répétitions linguales en prenant soin de ne pas aller trop vite. Petit à petit, les secousses du bassin de la belle s’intensifièrent, un liquide salé dégoulinait abondamment dans la gorge de Stéphane. Plus cette «eau» arrivait, plus l’excitation de Stéphane prenait de place. Il ne se contrôlait plus et sa langue s’emballa autour du clitoris de France. Les soupirs se transformèrent en gémissements, les gémissements en cris jusqu’à une cambrure complète de son corps, des tremblements incisifs de ses jambes, l’orgasme n’était pas loin. Stéphane stimula alors intensément le sommet du sexe de France avec sa main droite par des gestes amples de bas en haut. Les cris étaient désormais des hurlements, un flot humide sortit des ses entrailles et une forte contraction musculaire signala à Stéphane que France était en plein orgasme. Il avait depuis des années une habitude dans ce genre de situation, remonter à hauteur de sa partenaire et la serrer contre lui. Il pensait par ce geste d’affection échapper au cliché qui faisait de lui «une bite sur pattes».

Elle le sera également fortement contre elle. Comme dans un manège de fête foraine, c’était maintenant au tour de France de montrer à Stéphane ses qualités orales. Elle mis d’un coup le sexe de Stéphane dans sa bouche. Elle salivait sur cette virilité masculine et jouait avec comme avec une sucette à l’anis. Stéphane aimait particulièrement les plaisirs oraux, il leurs trouvait une vraie connotation ludique. France avait apparemment une habitude certaine de ce jeu là, son travail de succion était agréable et maitrisée.

Pris par une pulsion d’une force extrême, il la ramena à son hauteur, la chevaucha et en tenant fermement son sexe dans sa main la pénétra avec vigueur. Les sensations furent immédiates - chaleur, humidité, bien-être, il aurait voulu rester une vie dans ce gouffre de plaisir. Il attaqua sa danse de mouvements lents puis rapides puis lents. Au bout de quelques va et viens, il vit de nouveau ce visage crispée que France avait au moment de l’orgasme lingual. Lui aussi sentait le fruit de ses entrailles monter. Il voulait jouir en elle au moment où son orgasme serait maximal. Il accéléra la cadence, amplifia les mouvements, les hurlements de la belle remplacèrent les grincements du sommier.

Au moment où le cri le plus fort s’entendit, Stéphane sentit une force vaginale le pousser vers l’extérieur de la belle inconnue. Cette sensation engloba son sexe sous une pression intense de plaisir. Son nectar chaud résistait à ne pas quitter son corps musclé mais d’un coup, une forte chaleur l’emprisonna, sa tête tourné, ses mains agrippèrent le drap comme pour les déchirer en milles morceaux. Une «boule» de plaisir parcourait chaque centimètre de son sexe. Ce moment lui sembla interminable, il fallait éjecter ce trop plein de sensation, de désir, de plaisir, de douleur. Son éjaculation fut alors d’une extrême puissance et contra le flot ininterrompu de liquide du vagin de France.

Ca y est, il avait conquis la France.

Son corps lourd tomba sur elle sans aucune retenue. Immédiatement, France fut pris de forts sanglots ; elle pris conscience de son attitude et de cet acte réalisé. Sans même que Stéphane puisse dire un mot, elle rassembla ces affaires éparpillées sur le sol de l’appartement, les enfila sans prêter attention à leur sens. Elle répétait sans cesse : «qu’est ce que j’ai fais, qu’est ce que j’ai fais». Stéphane savait qu’il ne fallait rien dire, laisser la belle se sauver et quitter sa vie aussi rapidement qu’elle y était entrée.

Dix secondes plus tard, il entendit la porte d’entrée de l’appartement claquer. L’ombre était partie. Par pied de nez, il signa le contrat encore présent sur la table basse et se dit que la lecture comportait décidément des vices insoupçonnés.

Anthony