2010

Concours de récits érotiques - récit 18 - auteur : Zorabone

Stephanie

Publié le 8 février 2010

Concours de récits érotiques de la Saint-Valentin

Article publié en 2010. Le contenu peut refléter l'état du marché à cette époque ; certains produits cités ne sont plus disponibles.

Concours de récits érotiques de la Saint-Valentin

 

Poupée

Je me suis reculée avant qu’il ne puisse me voir. Je ne veux pas qu’il sache que je l’attendais. Il sonne, j’attends quelques secondes avant de répondre. Je passe dans la salle de bains, me regarde dans le miroir une dernière fois, m’ébouriffe les cheveux, me mords les lèvres, défais un autre bouton de mon chemisier pour agrandir le décolleté. Il frappe à la porte. Je m’empêche de me dépêcher pour aller ouvrir, je marche lentement jusqu’à la porte et l’ouvre.

Il entre sans rien dire, m’obligeant à reculer pour le laisser passer. Il m’a à peine jeté un coup d’œil qu’il se dirige vers ma chambre. Je le suis sans prendre le temps de refermer la porte d’entrée. Il ouvre ma garde-robe et se met à fouiller dedans. Il porte un pantalon noir et une chemise blanche. Ses cheveux gominés lui donnent l’air d’un play-boy. Ca ne ressemble en rien à ce que je connaissais de lui. Il sort de l’armoire ma jupe la plus courte, une jupe que j’ai rarement mise tellement elle me fait me sentir vulnérable et nue.

« Je veux que tu portes ça et le haut gris-bleu que tu portais l’autre jour ».

Une petite chose à fines bretelles, en jersey de coton si fin qu’il ondoie et évoque toutes les formes qu’il drape.

Il s’irrite devant mon manque de réaction.

« Qu’est-ce que tu attends ? »

« Je pensais juste que…habillée comme ça…rencontrer ton père… »

« Arrête de penser et fais ce que je te dis, Sonja. Je t’attends en bas. »

A moitié nue dans la rue. Il me tient le bras. Machinalement, mes mains sur l’arrière de mes cuisses tentent de couvrir, de trouver, de remplacer le tissu manquant. En plus, je ne suis pas très assurée sur ces talons aiguilles qu’il m’a offerts il y a quelques semaines, après notre première nuit ensemble. Avant cette nuit-là, il s’était donne un malin plaisir à me planter n’importe où, pantelante, après m’avoir excitée à mort pendant des heures. Ca commençait généralement dans un café où il m’assaillait de phrases scabreuses auxquelles je répondais tout bas d’une voix rauque. Il m’écartait les cuisses sous la table et me les éraflait de ses ongles ou me donnait son pouce à sucer. Parfois, il m’obligeait à aller aux toilettes pour m’enfoncer deux doigts dans la chatte et revenir lui faire lécher ma mouille. Ensuite, nous marchions dans la rue (j’étais en général tellement excitée que j’avais du mal à avancer) et il trouvait toujours un coin isolé pour m’entraîner, me fourrager, me lécher, m’obliger à le sucer puis systématiquement, au moment où l’excitation nous assiégeait, il disparaissait.

Je me retrouvais alors dans des situations limites à être obligée de m’achever sur place tellement je n’en pouvais plus. Parfois, je me forçais à rentrer chez moi avant de me branler. Je traversais alors la ville, à pied ou en transport en commun, haletante, la vulve poisseuse et brûlante.

Puis un jour il est resté. Il n’a pas pour autant cessé de me torturer, mais c’était à présent lui qui m’achevait, lui aussi qui décidait quand il m’achèverait, ce qui était parfois encore plus infernal.

Nous arrivons devant un petit immeuble des années ’30. Il appuie deux fois sur une sonnette et la porte s’ouvre. Nous montons trois volées d’escalier en granit, lui derrière moi. Arrivés sur un palier entre deux étages, avec une grande fenêtre qui donne sur les jardins, il m’arrête et me positionne devant lui pour m’examiner. Il passe sa main entre mes jambes.

« Pourquoi t’as mis une culotte, salope ? »

Sa voix s’est transformée, gutturale. Il me pince les lèvres très fort à travers la soie.

« Je t’ai dis de mettre une culotte ? »

Je rosis, moitié de honte, moitié de douleur chaude irradiant ma chatte.

« Non. »

« Enlève-moi ça. »

Je m’exécute, maladroite, et je reprends ma position, droite devant lui. Je sens mes seins pointer à travers le coton, j’ai eu la présence d’esprit de zapper le soutien-gorge. Il me pince pourtant les tétons, les deux à la fois, fermement. Je laisse échapper un petit râle étouffé, une salve mordante traverse mon sexe de bas en haut, comme si j’aspirais une liqueur acide.

« Je veux qu’ils soient durs, qu’ils le restent, je veux que tu pointes toute la soirée, tu m’entends ? »

Il me parle méchamment, près de l’oreille. L’excitation et la nervosité me paralysent. Il m’agrippe la chatte à pleine main. La jupe plisse à peine sur son poignet tellement elle est courte.

« Je veux que tu sois mouillée aussi. Trempée »

J’inonde ses phalanges, mais il s’agenouille.

« Lève la patte, petite chienne, lève la patte comme si t’allais pisser, voilà, comme ça. »

Il me bouffe et je vacille. Il me lape et me salive puis se redresse, se réajuste, s’essuie la bouche avec la main et m’étale la mouille dans le cou.

« Maintenant tu es prête. »

La porte s’ouvre au moment où nous l’atteignons. Un homme assez beau d’une cinquantaine d’années me jette un rapide coup d’œil.

« Enfin te voilà. »

Il ne s’adresse qu’à Matthieu et lui fait signe d’entrer. Matthieu me pousse à l’intérieur, l’homme me précède, il porte un pantalon blanc, une chemise noire et les cheveux gominés. J’essaie d’avoir une démarche assurée alors que Matthieu me suit de près, une main posée sur mes reins.

Nous arrivons dans un vaste salon avec des meubles laqués noirs, un tapis plein blanc à longs poils, les murs immaculés. Devant le canapé minimaliste en velours noir qui coupe la pièce en deux, l’homme se retourne et me regarde plus attentivement cette fois.

« Pas mal ta poupée. Assieds-la là. »

Il disparaît ensuite dans la pièce attenante qui me semble être la cuisine. Matthieu me fait m’asseoir sur l’extrémité du canapé et s’assied à côté de moi. La longueur de ma jupe rend inévitable le contact entre ma chatte sirupeuse et le velours noir. De la cuisine, on entend le bruit sec d’une bouteille qu’on débouche.

Matthieu se penche contre moi. Je sens son torse à travers sa chemise sur mon bras nu, son odeur me rassure. D’un doigt, il fait tomber une des fines bretelles de mon haut, ce qui découvre la moitié de mon sein gauche. J’ai tout juste le temps de la remettre en place avant que son père ne revienne de la cuisine avec trois coupes de champagne qu’il pose devant nous sur la table du salon. Il tend une coupe à Matthieu qui me la passe, lui en tend une autre et prend la dernière pour lui. Il s’enfonce dans le fauteuil en face de nous, croise les jambes.

« A cette nouvelle poupée. »

Nous buvons. Je n’aime pas le champagne, je trempe les lèvres sans boire vraiment, je ne sais plus où regarder alors qu’il me détaille méticuleusement des pieds à la tête.

« Dis-lui de décroiser les jambes. »

Je m’exécute sans attendre.

« Elle est mouillée au moins ? »

« Bien sûr, papa. »

« On verra ça plus tard. Alors, qu’as-tu fait cette semaine ? »

Matthieu n’a pas perdu l’assurance qu’il avait plus tôt.

« Je suis passé voir Clément qui m’a montré la pièce que vous avez achetée à Milan. Vous avez fait une très bonne affaire. »

Je sens mes résistances s’évanouir une à une, comme des cordes tendues qu’on aurait sectionnées. Je n’ai pas le choix, je m’évanouirais autrement. Pourtant, la honte brûle encore mes joues. Je pose mon verre sur la table.

« Oui, on a déjà quatre acheteurs sur le coup. »

Matthieu s’est mis à faire jouer ses doigts sur la peau tendue de mon décolleté. Je regarde son père timidement. Il m’ignore. De temps en temps, il jette un coup d’œil sur mes seins où entre mes cuisses.

Les doigts de Matthieu se font plus insistants, malaxant et pinçant la peau de mon buste, ce qui soulève mes seins.

« Sinon, Berlikan m’a appelé jeudi, il est revenu de Thaïlande et il voudrait que tu l’appelles. »

Le tissu glisse, caresse mes tétons.

« Elle pointe bien cette petite. »

« Oui, regarde comme elle a les tétons longs. »

Matthieu fait tomber mes bretelles et sort mes seins l’un après l’autre, à pleine main et fait rouler mes tétons entre le pouce et l’index serrés. Je me sens gênée, timide. Ma chair picote, comme insensibilisée, à l’exception de mes tétons encore douloureux et de cette source béante sous mon simulacre de jupe.

Son père bande. Il caresse sa bosse à travers sont pantalon blanc. Ils poursuivent leur conversation pendant que Matthieu me masse les seins, méthodiquement. Peu à peu, la honte fait place à un certain confort et permet ainsi au désir de coloniser mon corps.

Lorsque Matthieu pose une main sur mes cuisses, elles s’écartent automatiquement et j’ai envie qu’il me soulage, qu’il touche enfin l’urgence qui me brûle. Il approche, m’accoste, fourrage ma chatte à deux doigts et les ressort luisants. Il les tend à son père que je ne parviens pas à quitter du regard.

« C’est pas du foutre de salope ça ? »

Cette fois, son père me regarde intensément, sourdement.

« Je vois que tu es bien mouillée, poupée. »

Je n’en peux plus, la caresse que Matthieu vient de me faire, plutôt que de m’apaiser n’a fait que m’exacerber. Mes cuisses s’ouvrent encore plus, exposant ma chatte, comme si le regard de l’homme en face de moi allait m’assouvir.

Il faut que je me touche, ne fut-ce qu’un peu. Quand ma main atteint mon sexe, je me prends une gifle puissante que je n’ai pas senti venir. C’est le père de Matthieu qui s’est levé d’un bond et qui maintenant me pousse par terre, à côté du canapé.

« Mais tu es complètement folle, poupée. Qui t’a donné l’autorisation de prendre quelconque initiative ? »

Je me sens humiliée, je n’ose plus le regarder, je n’ose pas bouger.

« Regarde ce qu’elle a fait, Matthieu ! Regarde ce qu’elle nous a laissé sur le canapé. Une traînée de bave blanchâtre sur mon beau canapé. »

Le silence qui suit me tétanise, je regarde Matthieu. Il se lève, s’agenouille à côté de moi et se met à me caresser doucement les cheveux.

« Je suis désolé, mon amour, mais tu as fait une grosse bêtise. Il va falloir que tu répares. »

Il m’empoigne par les cheveux et me traîne jusqu’à la tache humide et odorante sur le canapé.

« Lèche, salope, il faut nettoyer tout ça. Vas-y lèche, tendre petite pute…voilà, c’est bien. »

Je lape avec application. A quatre pattes, la jupe remontée sur les fesses, la chatte à l’air libre, l’excitation me reprend instantanément.

Un ongle part du milieu de ma cuisse et monte jusqu’à mes fesses. Je n’en peux plus, je sens que je tortille du cul, c’est infernal. Matthieu s’est assis sur le canapé et me tient la tête d’une main pendant que je lèche le tissu côtelé. De l’autre main, je le sens qui se déboutonne et sort sa queue, cette queue que j’aime tant, ce pieu que je connais si bien. Je veux relever la tête, mais il m’en empêche.

« Lèche. »

Il se caresse doucement, je la sens dure, juste à côté de ma tête. Je n’en peux plus, le tissu rugueux contre ma langue m’exaspère.

Derrière, je sens le père s’appuyer contre moi et me prendre les fesses.

« Tu sens ma queue, poupée ? Tu la sens contre tes fesses ? Ta chatte scintille tellement t’es trempée. T’aimerais te faire défoncer, hein ? Tu crois le mériter, poupée ?..Tout ce que tu mérites, c’est de te faire enculer, ma pauvre petite et je peux te dire que tu as de la chance parce que je ne vais pas t’enculer à sec cette fois. »

Je l’entends ouvrir un flacon. Une coulée glaciale sur mon anus et puis le long de mon sexe me soulage quelques secondes. Ensuite, me voilà empalée sur la queue du père de mon amant qui se met à me limer, d’abord doucement, puis de plus en plus vite. La conscience de ma vulnérabilité manque de me faire évanouir mais au fur et à mesure, la légère douleur si familière refait place au plaisir et dieu que je suis excitée. Je suis au bord de l’explosion. Il suffirait d’un seul contact du doigt ou de n’importe quel objet avec ma chatte pour que je jouisse. Au lieu de ça, Matthieu me tire doucement par les cheveux jusque sur sa queue que j’engloutis avec gratitude.

Du foutre gicle de ma chatte et m’inonde les cuisses mais ce n’est pas suffisant. Il faut me soulager, par pitié, il faut me soulager.

Le père de Matthieu rassemble mes cheveux et les tient comme une longe en continuant à me limer.

« C’est très bien, poupée, tu as bien léché cette saloperie sur mon canapé, tu vas être récompensée. »

Pour appuyer ce qu’il vient de dire, son autre main vient cramponner ma chatte et je jouis instantanément. C’est une longue plainte grave qui sort de ma gorge étouffée par la queue encore rigide de Matthieu.

Cet orgasme est interminable et se prolonge encore alors que le père de Matthieu passe de mon cul à ma chatte enfin colmatée, enfin remplie, enfin satisfaite. Matthieu m’imprime un rythme plus rapide et se met lui aussi à aller et venir de sorte que désormais, je me fais baiser la bouche autant que le con et putain qu’il est bon de se faire tringler après avoir joui.

Quand ça s’arrête, une salve brûlante éclabousse mes fesses et quelques instants plus tard, c’est Matthieu qui jouit dans ma bouche. Longtemps, je tiens sa queue contre mes lèvres, enveloppée de mes deux mains et tout, partout, n’est plus qu’humidité chaude, douce et poisseuse contre laquelle je me blottis.

Une torpeur me prend et je sens Matthieu qui me soulève doucement et qui me porte à travers l’appartement pour me poser sur un lit duveteux et accueillant. Je m’accroche à lui, recroquevillée et juste avant ma défaite contre le sommeil, je l’entends me chuchoter :

« C’est bien. La prochaine fois, je te présente à ma mère. »

Zorabone