Des traces
Après le diner, dont la bouteille de Pauillac les amène jusqu’à cette nuit fraîche de juillet, ils décident de faire une promenade sur la plage. Enroulée dans son long gilet des vacances, elle essaie de caler son pas sur l’air de Stan Getz qui s’échappe l’i-phone qu’il a pris soin de programmer sur la sélection jazz-samba.
Entravées par son gilet, ses jambes swingent entre les hautes herbes des dunes. Une plus hautes que les autres et un sourire lui monte de l’intérieur des cuisses, là où la peau est fine, sensible. Derrière, à trois pas, il s’amuse de ses petits bonds de faon. Arrivés sur la plage, elle lui demande si des pantalons n’auraient pas été plus appropriés. Il passe une main sous le long gilet, remonte, sent sa peau égratignée à mi-cuisse, la droite. Après examen attentif, il conclut que non, ce petit short taillé dans un vieux jeans a ravi son après-midi et qu’il la trouve bien ingrate : sans short, sans herbes folles, sans jazz-samba pas de petits bond de faon ni de sourire. Boudeuse, elle assène son credo, on est toujours ingrate quand on a quatorze ans et fonce tête baissée vers la mer.
- « Tu cours vite pour une fumeuse »
- « … Ah, ah … Ex. Tu as du souci à te faire mon amour si tu veux m’attraper ! »
- « Tu vas voir ce que tu vas ramasser, j’ai de l’entraînement, tes récentes résolutions n’y pourront rien. »
S’ensuit un “attrapes-moi si tu peux” le long de la plage. Voyant son avance fondre comme neige au soleil, elle bifurque à gauche en direction de la dune histoire de lui casser les pattes dans la montée. Mauvais calcul, il la rattrape pratiquement au sommet, lui prend la main et l’entraîne sous les pins. Hors d’haleine, elle plonge dans ses yeux, elle capitule. S’agenouillant pour faire ses grâces à la bite qu’elle adore, elle déboutonne maladroitement le pantalon de lin. Sentir cette bite se mettre en branle dans sa bouche est une source de joie dont elle ne se lasse pas. Verge, langue, lèvres, gland (ce magnifique), joues, gorge, couilles swinguent au rythme du jazz et de la samba. Sur un The girl from Ipanéma, la petite salope met tout son soul dans une gorge profonde lente qui la fait saliver à mort. D’une main, il retire sa bite de l’étreinte buccale. La cale contre le tronc, une jambe à son coude, il la baise robuste jusqu’à ce des « oh la la » se perdre dans le plafond d’aiguilles.
-« Choisis. »
-« Avec une pelle de quatorze ans. »
Elle ramassa à grands coups, ses préférés. Jouir en silence, les langues se mèlent, que le souffle est court, la tête s’étourdit du manque d’oxygène. Le lendemain, elle a mal au dos et pense que la literie de la maison des vacances n’est pas bonne quand en sortant de la douche il lui dit qu’elle a un bleu dans le bas du dos, voilà ce que c’est de ramasser contre un tronc. De toute façon elle raffole de la baise qui laisse des traces.
Nahimage
