Je n’aime pas la voir pleurer. Comme à chaque fois, je suis prise au dépourvu par ses larmes. Alors je m’approche d’elle. Et comme toujours, je la serre dans mes bras. Cet instant-là est magique. J’aime ce moment où elle n’appartient qu’à moi et où sa chef ne semble plus une menace pour elle. La connasse n’existe plus une fois blottie dans mes bras. J’aime la sentir contre moi, dommage que je ne puisse le faire qu’à ces occasions précises. Elle ne sait rien du désir qui me brûle lorsque je suis à ses cotés.
Je suis là contre son corps et elle se love dans mes bras. Je suis heureuse, frustrée mais heureuse. Je sens son parfum doux et sucré, je respire sa chaleur. Sa poitrine se soulève contre mon corps. Elle est douce comme jamais ce soir. Sa nuisette et sa peau dévêtue accentuent cette agréable sensation. Je perçois sa peau sous mes mains. Sans m’en rendre compte mes doigts se mettent à glisser sur le tissu. Ils se déplacent doucement. Avec une extrême lenteur. Comme si j’attendais une réaction de sa part. Elle ne bouge pas, pourtant je ne me lasse pas de faire osciller mes doigts sur ce tissu soyeux. J’entends toujours le bruit discret de ses larmes glissant sur ses joues.
Je décale ma tête : je la regarde pleurer. Elle rayonne malgré le mascara qui dégouline. Ses yeux bleus et rieurs, son sourire et son nez en trompette : tout chez elle m’affole. Je la regarde et malgré la peur qu’elle ne me repousse, mes lèvres se rapprochent de sa peau délicate. Je l’embrasse timidement sur les joues, un peu naïvement. Candide et fragile, elle se laisse faire. J’essuie de ma bouche les traces de son chagrin jusqu’à effleurer la sienne. Je la caresse du bout des lèvres, délicatement dans un premier temps. Puis la fougue m’emporte : j’ai attendu ce moment si longtemps. Je l’embrasse pour la toute première fois. Sa langue joue avec la mienne. Elle ne m’a pas repoussée. C’est un délice, un instant magique que je voudrais faire durer éternellement. Alors mes mains quittent sa peau satinée pour frôler ses joues tandis que mes doigts s’accrochent dans ses cheveux chocolat ondulés.
Avec un peu plus d’aisance, mes lèvres glissent sur sa peau et s’aventurent sur sa peau laiteuse. Je veux goûter d’autres régions de son corps. Mes baisers se font légers et s’envolent dans le creux de son cou dégagé. Son parfum m’enivre, je la respire. Le désir rend mes mains plus habiles et plus coquines, je les ballade sur sa peau et sur son déshabillé. Pendant qu’elle reste immobile, je glisse une première main sous son vêtement transparent. L’autre de mes mains fait glisser les bretelles du tissu qui empêche ma bouche de déguster encore plus de sa peau veloutée. Je découvre alors la tiédeur de sa peau, son grain fin et sensible. Je parcours avec envie ses rondeurs. Elle ne dit rien mais ne me repousse toujours pas. Ma bouche s’empare alors d’un de ses seins libérés pendant que mon autre main caresse avec passion son téton libre. Je joue avec les deux mamelons érigés, je laisse ma langue et mon envie s’exprimer. Je la mordille un peu, elle frémit. Depuis quelques instants, j’ai perçu son excitation et même si elle reste passive, ses gémissements sont une invitation à poursuivre. Pouvoir la goûter et lui donner du plaisir m’excite moi aussi au maximum. Je ne me suis jamais sentie aussi humide et chaude. Un peu comme si je brûlais de l’intérieur… Elle m’a mis en feu et je rêve de l’enflammer à mon tour.
De ma langue, je décide donc de partir à la conquête de son sexe qu’il me tarde de découvrir. J’abandonne son sein érigé et tendu, je descends doucement sur sa peau. Je parcours le chemin vers son sexe. Sous l’intensité des caresses et de son envie, son corps se plie à mes désirs et elle s’allonge sur le lit s’offrant à moi en ingénue. Je me redresse et m’accroupis devant son sexe offert. Je prends le temps de savourer son odeur, le mélange sucré et musqué qui se dégage de sa chatte. Mes doigts caressent doucement son mont de Vénus avant de devenir plus intrusifs et de conquérir l’espace libéré par ses cuisses. D’un doigt, je glisse entre ses lèvres à la recherche de son clitoris. Ses gémissements me laisse penser qu’elle attend ce moment depuis un moment. Je la caresse, titille doucement son clitoris; j’alterne de légers frôlements et des plus brusques, je la pénètre et reviens stimuler encore son bouton. J’écoute ses réactions, les gémissements et frissons de son corps à chaque provocation de mes doigts.
L’envie de la dévorer devient de plus en plus oppressante : ma langue vient donc se mêler aux réjouissances. Je prend mon temps : à tour de rôle conquérante puis sage, libertine voire vicieuse puis pudibonde… À ces caresses, ces frôlements se joignent mes doigts qui visitent et assaillent son sexe avec autant d’imagination. Elle gémit et laisse enfin son corps s’exprimer sans réserve. Ses mains se sont agrippées à mes cheveux, j’aime sentir et entendre son plaisir s’exprimer. Je ne l’imaginais pas si expressive, sa bouche me susurre son plaisir et ses envies. Elle m’électrise. Je laisse ses mots guider mes caresses, je veux la faire jouir et surtout l’entendre jouir. Mon imagination à ce moment n’a d’égal que la force de ses gémissements. L’orgasme lui arrache des mots vulgaires de la bouche pendant que son corps se met à trembler secoué par de légers soubresauts.
Je me glisse à ses cotés et la laisse doucement récupérer. Je me blottis contre elle. Je l’admire, l’orgasme a effacé ses signes de tristesse et de fatigue. Elle est magnifique et me sourit. Je sais à présent que cet instant n’était que le prémices d’une longue série. Je lui souris aussi.
Julie
