2010

Concours de récits érotiques - Récit 5 - Auteur : Charlemagnet

Stephanie

Publié le 28 janvier 2010

Concours de récits érotiques de la Saint-Valentin

Article publié en 2010. Le contenu peut refléter l'état du marché à cette époque ; certains produits cités ne sont plus disponibles.

Concours de récits érotiques de la St-Valentin

"J’étais blottie contre elle, entre ses longues jambes et je laissais donc Joséphine continuer ses massages à but (érotico) thérapeutique.

C’était surprenant… Je la connaissais presque par coeur depuis toutes ces années… mais là…

Sentir ainsi la pointe de ses seins gonflées se coller dans mon dos et aussi… le frottement de son bas-ventre très épilé sur mes fesses, était très déroutant.

Et tout cela contribua à pousser encore plus loin mon émoi particulier.

Les yeux dorénavant fermés pour profiter pleinement de ces sensations incomparables, je ne savais plus vraiment qui était ventousée à moi…

J’avais perdu mes repères… sans doute à cause de ma tête qui tournait un peu comme lorsque j’abusais de quelques verres de champagne… à une soirée d’anniversaire ou à un rallye.

J’avais du mal à réaliser que ce n’était pas un homme qui m’émeuvait autant, mais une femme… c’est-à-dire un être de mon sexe… fait comme moi, de chair et de sang…

Mais finalement c’était du pareil au même à ce moment là, car l’excitation était immense et mes préjugés forts lointains.

Je ne pensais donc plus à qui était là, me concentrant uniquement sur la gestion de mon plaisir qui était, je dois l’avouer, exponentiel.

Joséphine, dont je ne percevais que la respiration haletante, qui caractérisait donc un plaisir charnel évident, m’expliqua que j’étais fort bien réceptive aux messages subliminaux transmis de son cerveau à mon corps par ses phalanges.

Il fallait poursuivre mon initiation, si j’étais d’accord bien entendu.

Je tournais la tête vers elle et déposait furtivement mes lèvres sur les siennes en signe d’acquiescement.

Ce n’était pas le premier baiser entre nous. On avait entamé cette façon de sceller certaines choses quelques années auparavant.

Un code entre nous que personne ne connaissait puisque nous ne l’utilisions jamais en public.

Mais uniquement , le cas échéant, derrière des portes cochères refermées, dans une forêt déserte près d’un dolmen ou dans des rampes d’escalier éteintes. Afin de ne pas choquer.

Un jour d’été qu’on se chamaillait sur son grand lit.

J’avais eu un mot terrible à son égard, un mot assez blessant et immédiatement Joséphine avait pleuré.

Je l’avais prise dans mes bras, comme je le faisais quelquefois avec ma soeur, et m’était excusée immédiatement de ma parole inconséquente.

Nous étions restées comme cela l’une contre l’autre, allongées, presque soudées, jusqu’au moment où, son chagrin, passant difficilement, j’avais sorti un argument ultime pour la calmer définitivement.

J’avais juré de ne plus jamais recommencer.

"-Comment puis-je en être sûre Bertille…? un jour tu dis blanc, et le lendemain tu prônes le noir…

- Tu veux que je te promette comme le font quelquefois mes parents…?

-C’est-à-dire…? sur la bible…? sur la tête d’un proche…?

- Non… Joséphine… tu sais que mes parents sont très prudes et peu avares de gestes de complaisance en public… mais un jour, mon père, pour montrer à ma mère que son engagement de lui acheter une machine à laver, n’était pas une parole en l’air, et bien il avait fait cela devant nous… à table et en plein repas… J’ai failli m’étouffer avec ma purée d’ailleurs tellement cela m’a surpris… quant à Bernadette, elle a eu le réflexe inverse… elle a éclaté de rire et sa bouchée de purée a tout maculé alentours… les lunettes rondes en écaille de mon père… le chignon savamment construit de ma mère… mon visage… et même ma grand-mère qui mettait un quart d’heure à mastiquer, on se demande pourquoi, chaque bouchée, a été atteinte par les projectiles… tout en s’exclamant “ooohhhh voilà que je bave désormais, vous vous rendez compte?”.

Joséphine s’était alors assise sur le lit et avait accepté ma proposition.

"- Les garçons pour se jurer fidélité font souvent échanges de leur sang… et bien moi je suis d’accord… pour le faire à ta manière Bertille… c’est mieux…

- Cela ne te choque pas…?

- Mais non… Pffff… ce n’est pas si méchant…!"

Méchant, non cela ne l’était pas Charles.

Et ce soir-là, tandis que nous assistions au feu d’artifice de la Fête Nationale, nos lèvres se connectèrent pour la seconde fois, quelques secondes, au moment du bouquet final.

Nous avions lié un pacte après notre réconciliation.

La première de nous deux qui en saurait un peu plus sur la matière du plaisir devait immédiatement le montrer à l’autre.

J’avais longuement hésité et puis finalement en voyant deux amoureux, sous un tamaris, le faire innocemment à quelques mètres de nous, j’avais accepté.

C’est la raison pour laquelle, nous nous retrouvions ainsi dans ce bain quelques années après…

Ce bain ébouriffant et particulier qui m’a procuré tant d’émois et de frissons… tiens regarde j’en ai encore la chair de poule rien que d’y songer…

Joséphine, satisfaite de ma volonté d’en savoir plus sur moi-même, entama alors un échelon supplémentaire dans mon apprentissage.

Avec sa bouche, elle engagea un voyage terriblement efficace sur mon épiderme.

Le lobe de mon oreille fut le point de départ de cette périgrination tactile.

Ses dents et sa langue furent même quelquefois associés à mon supplice.

Joséphine prit évidemment bien son temps pour sa promenade pastorale.

Le cou, la gorge, le menton, les joues, puis les épaules, le dos, tout fut visité avec une manière irrésistible.

Dès qu’elle changeait d’endroit, je regrettais intérieurement qu’elle n’y ait pas passé plus de temps.

Mais la nouvelle sensation procurée était telle que j’oubliais instantanément, et que je n’aspirais à nouveau qu’à subir ces caresses buccales éternellement.

Et mon sort s’aggrava en quelque sorte.

Je pensais ne pas pouvoir monter plus haut en sensation.

Néanmoins, je n’avais pas tout vu.

Car au moment où elle entama une danse diabolique de ses mains avec mes seins, je perdais encore plus pied.

Je n’entendais presque plus rien. Mes oreilles bourdonnaient, ma vue était trouble et même quelques larmes étaient prêtes à jaillir, tant j’étais heureuse de découvrir ces sensations inédites.

Joséphine s’attacha d’abord à me découvrir de façon globale, sur la circonférence extérieure, en les frôlant avec le bout de ses doigts comme si elle passait la main sur la bordure d’un verre…

Puis, ensuite, de manière plus précise elle fit halte sur mes mamelons, qui ne tardèrent pas à pointer et gonfler en raison de ce traitement de faveur.

Je gardais les yeux clos pour mieux savourer ces instants magiques…

Je sentais que mon corps était désormais prêt à accueillir toute intrusion.

"- Et alors Bertille… vous l’avez fait…?

- Charles… voyons… ne profites pas du fait que j’ai un peu chaud à te narrer cette première fois avec une femme pour essayer de me déshabiller…

- Je te prie de m’excuser mais ton récit est si prenant, si réaliste et si détaillé que cela m’a donné des idées…

- Ce n’est pas le moment à vrai dire… et puis tu ne veux pas connaitre la fin…?

- Pas le moment… grrr… Bertille… arrête de dire cela… le matin tu es fatiguée et tu veux encore dormir… le soir tu es éreintée et tu ne penses qu’à aller te coucher… et la journée… je ne peux pas non plus… car je travaille…

- Je crois que tu n’es pas à plaindre mon cher Charles car vraiment on ne reste pas les bras croisés… on rattrape parfaitement le temps perdu… n’est-il pas?

- Oui… Bertille… je le sais et je t’en suis reconnaissante… je te taquine en fait mais tu es une maîtresse admirable, vraiment… je voulais juste voir ce que tu dirais à ma tentative de généraliser un ou deux refus occasionnels de s’endormir enlaçés…

- Sacré Charles…".

Parfaitement détendue, Bertille continua son récit.

Et je dois dire que je ne m’attendais pas à une telle issue.

Joséphine poursuivait donc ses caresses en descendant par moults chemins détournés de ses seins jusqu’à son pubis.

Elle tourna autour de longues minutes, passant souvent très près du centre de cette zone si érogène mais repoussant les limites en torturant plutôt les centimètres carrès d’intimité proches.

Bertille était dans un état d’excitation jamais atteint auparavant, même seule…

Son coeur battait la chamade, ses tempes étaient en surpression artérielle et son intimité était bouillante et déraisonnée.

Joséphine voyait parfaitement ce que près de trois quart d’heures de caresses avaient occasionné comme dépendance chez son amie.

Il lui était si facile désormais d’assouvir cette demande implicite de jouissance ultime, caractérisée par une emprise de plus en plus forte de ces cuisses sur sa main, et par ce corps en proie en soubresauts du bassin et aux gémissements incontrôlés…

"- … Bertille?

-…

- Tu m’entends… Bertille…?

- …

- Hummm…

- Oui…?

- Ton mal de ventre va mieux…?

- Oh que non… et tu le sais bien…

- Bertille… tu te rappelles de notre pacte…?

- Oui… très bien…

- Et bien mon initiation prend fin là… je ne dois pas continuer… et puis je préfère réserver cet instant à ton futur fiancé…

- Tu as sans doute raison… mais tu n’es jamais allée plus loin… même seule…?

- Seule oui… quelquefois… comme beaucoup… mais jamais avec quelqu’un… un garçon… et encore moins une fille… oui je sais tu es une fille… Bertille… et ce n’est pas ma spécialité ni ma préférence… mais c’est un peu particulier avec toi… on se connait si bien… que ce n’est pas pareil… car sinon je ne l’aurais pas fait…

- Joséphine?

- Oui…?

- Tes caresses m’ont terriblement excité… j’étais même prêt à te permettre d’aller plus loin… mais bon… tu as raison… il ne faut pas… cela serait hors-pacte… mais… humm… comment dire… cela ne te gêne pas si je continue… seule…?

- Bertille… rooo…

- Embrasse moi encore dans le cou, comme tout à l’heure… et laisse moi finir…".

Sur ces mots si prometteurs, et contre toute attente, Bertille termina son récit.

Me laissant un peu stupéfait.

Je ne sus donc pas si ce qu’il advint entre elles…

Mystère…

Et je ne le demandais pas.

De plus, Bertille avait les joues toutes rouges et brûlantes…

De honte?.. Je ne crois pas…

Bien plutôt du fait d’avoir osé dévoiler des moments cachés de son histoire personnelle que je ne connaissais pas encore.

Je n’avais pas à la juger sur cette expérience particulière car il ne s’agissait pas de moi.

Et puis chacun est libre de son parcours personnel.

Je ne fis donc aucune remarque tant sur son histoire aquatique que sur la fin qu’elle avait choisi de garder pour elle.

En revanche, et pour lui témoigner de mon bonheur d’être destinataire d’une telle confidence, je lui dédicacais dans la foulée un baiser à la Joséphine.

Sur la bouche."

Charlemagnet

(Juillet 2009- Le Pacte et Histoire d’O)

Son blog :  monjardinsecretvraimenttressecret.blogspot.com