Quelques jours ou quelques semaines que nous étions privés l’un de l’autre. Je ne sais plus. Seul le souvenir de mon désir à fleur de peau reste vivace. J’en porte encore les stigmates.
Un désir qu’un simple effleurement aurait suffit à faire éclater. Un désir insoutenable martyrisant mon corps, le mettant au supplice. Et une obsession : imaginer ses mains, ses lèvres parcourir ma peau… Mon corps réclamait son corps. Je me consumais. Quand pourrons-nous laisser exalter notre désir ? Quand ?
Soudain un message : " Je peux passer ? ". Je réprime mon envie de crier, m’empresse de lui répondre : " Arrive, viiiiiiiiiiiiite ". Bientôt nos corps vont exulter.
S’enlacer, s’embrasser, se caresser, s’étreindre,s’emboîter… Et jouir. Jouir, encore. Jouir, toujours.
Il est là. Il m’enlace. La douceur de ses mains, la chaleur de son souffle dans mon cou me font perdre la tête. Je suis à lui, offerte et docile. Il me caresse. J’embrasse ses bras, son torse, son cou. Ses caresses sont plus pressantes. J’approche son sexe de ma bouche, le couvre de baisers. Je le goûte, le suce, je le tête… Je sais que je le rend fou. Il est à ma merci. Il me rend la politesse. Nous nous retrouvons tête-bêche. Je suis submergée par une vague de plaisir.
Il est temps . Je suis à califourchon. Doucement, je descend, je me frotte à son sexe, titille son désir, écoute sa respiration, je remonte. Je redescend et le sens, enfin, en moi. Commence le va-et-vient. Crescendo. Orgasme. Pause. Nouveau va-et-vient.Orgasme. Pause. La frénésie nous emporte. Puis, les rôles s’inversent.
Maintenant c’est lui qui me chevauche. J’aime sentir mon corps s’arquer, sentir ses lèvres effleurées mes épaules, mon cou. Je lui demande de ne plus bouger. Nous ne résistons pas longtemps. Je perds pied. Il fait de moi ce qu’il veut. Je lui suis soumise.
Et, dans un dernier élan, nous jouissons ensemble.
Stéphanie
