2012

Concours d'écriture érotique 2012 - texte 9 de Claire de la Chatlys

Stephanie

Publié le 4 avril 2012

Concours d'écriture érotique 2012

Article publié en 2012. Le contenu peut refléter l'état du marché à cette époque ; certains produits cités ne sont plus disponibles.

Il s’agit de la 9e participation à ce concours d’écriture érotique de Neoplaisir et de la collection e-ros.

Le texte qui suit est l’œuvre de Claire de la Chatlys (claire-de-la-chatlys.over-blog.com).

La lumière du soleil couchant filtre par la fenêtre. S’étend doucement à mes pieds. Avant de se perdre sur mes bas. Mon corps reste inerte. Espérant sa venue. Je ne sais que faire. Je suis prête. Offerte. Si bien parée que l’on pourrait me mettre dans une vitrine de lingerie. Mais il n’en est rien. Je reste allongée. Stoïque dans mon corset en satin rouge ourlé de lanières de soie noir, mon string coordonné et le porte jarretelle associé à l’ensemble de ma débauche du jour délicatement posé sur ma peau exposée…

Aucun bruissement ne m’annonce son arrivée. Aucun bruit de portière. Aucune course dans l’escalier. Rien. Je suis seule et je ne vais tout de même pas me morfondre, ça non ! Roulant mes yeux de ma couche à la table de nuit, je m’interroge. Juste une seconde et ose. Le paquet est arrivé ce midi. Offrant un joli livre blanc à mon esprit. C’est un cadeau m’avait-t-il dit au téléphone. Un petit plus pour épicer notre vie… Sexuelle ? Aurais-je du lui demander !

La couverture est simple. Le papier sent bon. La dédicace est attentionnée. Mon âme est capturée. Dès le premier texte, je sens mes jambes se resserrer. Une chaleur se décupler. Un sourire s’imposer et des images me transporter. Ma main gauche a lâché mon ouvrage trop aguicheur. Pour se poser sur ma poitrine. Caresser mes seins. Suivre le contour de la dentelle sur mon ventre. Glisser dans les froufrous de mon string avant de se perdre sur ma toison…

Ma vision se morcèle. S’entrecoupe de soupirs quand de mes doigts mon clitoris fond. Me transporte. M’emmène vers un plaisir solitaire. Une envie de plus. D’un jouet. D’une fioriture. D’un morceau de chair. De tout ce qui aurait la possibilité de me calmer mais je ne veux gâcher le supplice de cette lecture engageante. Me perdre dans une distraction autre si ce n’est jouir. Oui, jouir des mots. Jouir de mes sens exacerbés par le rythme des phrases. La danse des sensations qu’elle me procure avant que l’homme ne rentre… pas trop vite finalement. Je viens tout juste de me retrouver, et ce pour ma plus grande joie.