2008

L'Acanthus Paris

Jean Pierre DAO

Publié le 24 mai 2008

Carnet libertin

Article publié en 2008. Le contenu peut refléter l'état du marché à cette époque ; certains produits cités ne sont plus disponibles.

L’Acanthus Paris

 

Il a fallu seulement quelques mois à l’Acanthus Paris pour devenir l’un des plus grands clubs d’Île-de-France. Ouvert en octobre 2005, l’établissement a été créé par Luc Janssen qui possédait déjà l’Acanthus en Belgique. Situé à quelques kilomètres de Paris, ce club de prestige se veut haut de gamme mais accessible à tous.

 

Luc Janssen a longuement cherché un lieu qui soit à la hauteur du nouveau club échangiste qu’il voulait fonder en Île-de-France. Aussi, lorsqu’il découvre cette charmante gentilhommière en Seine-et-Marne, c’est le coup de foudre. Tout y est ! Une belle bâtisse, un parc magnifique… Jamais il n’aurait pu obtenir la même chose dans le centre de Paris.

La demeure a été construite pour un maréchal de Napoléon. Une maison, avec déjà une histoire. Et qui sait ? Les caves voûtées avaient peut-être déjà servi pour y recevoir de grandes fêtes galantes ?

Une chose est sûre, c’est l’endroit idéal pour en faire l’un des hauts lieux du libertinage et après de longs mois de travaux, l’Acanthus Paris a ouvert ses portes en octobre 2005, offrant près de 1 400 m2 à une clientèle qui vient de Paris bien sûr, mais aussi de la France entière et de nombreux pays étrangers.

Référence en France, l’Acanthus Paris est également une référence dans toute l’Europe libertine. Et même au-delà. Ils sont une centaine de couples, chaque samedi, et le double lors des grandes soirées à thème à choisir l’Acanthus pour y vivre leurs fantasmes de fête, d’érotisme et de sexe.  Interview : Luc Janssen, patron de l’Acanthus

De nationalité belge, Luc Janssen connaît très bien les milieux libertins qu’il fréquente depuis une trentaine d’années. Il est patron de club depuis 26 ans et a créé l’Acanthus belge, il y a 13 ans avant d’ouvrir l’Acanthus Paris en octobre 2005.

Neoplaisir : Il y a 30 ans, comment se passait le libertinage, en Belgique ?

Luc Janssen : Quand j’ai ouvert mon premier club, il y a 26 ans, on comptait seulement 3 clubs échangistes en Belgique. Il y avait des libertins mais on parlait peu de ça et les ce type de relations se vivait de manière caché.

Qu’est-ce qui vous a donné envie d’ouvrir votre premier club ?

Complètement par hasard ! Une opportunité. Un club qui ne marchait pas et je me suis dit, pourquoi pas. Le patron voulait céder sa place alors j’ai repris ce club et voilà comment je me suis lancé. Ca s’appelait le Méditerranée, l’un des tous premiers clubs belges.

Qu’est-ce que vous avez apporté de nouveau à ce club qui ne fonctionnait pas très bien ?

J’ai voulu tout de suite lui donner un côté plus festif mais aussi plus érotique, créer un monde imaginaire où les gens pourraient vivre leurs fantasmes.  Faire en sorte que ce ne soit pas seulement un club de rencontre pour la baise.

Un club où il n’y aurait pas que du sexe à l’état brut ?

L’érotisme, ce n’est pas seulement entre les jambes. C’est aussi entre les oreilles. Mon ambition a tout de suite été d’offrir un environnement érotique qui prête au fantasme et qui permette d’accorder une grande place à l’imaginaire.

Avec des soirées à thème, par exemple ?

Oui, mais des soirées à thème qui soient de véritables soirées à thème. Pas seulement des soirées porte-jarretelles,  ou tenues sexy. Des soirées avec de vrais scénarios, des décors spécialement conçus pour ces soirées. Aujourd’hui, lorsque nous faisons une soirée à thème, que ce soit en Belgique ou à Paris, le club tout entier est totalement réaménagé.

Vous vous considérez comme faisant partie des clubs haut de gamme ?

Haut de gamme par le confort, les équipements, le cadre, oui ! Mais je ne fais pas du tout de sectarisme et nous avons des prix très corrects pour pouvoir accueillir tout le monde.

Après le succès de l’Acanthus en Belgique, vous avez donc décidé de tenter l’expérience en France.

Oui ! J’avais trouvé que les clubs parisiens s’étaient un peu endormis sur leurs lauriers et qu’ils ne proposaient plus grand-chose d’original. Les soirées étaient fades,  sans surprise, les clubs étaient quasiment vides avant minuit.

Pourquoi vous êtes vous installé à l’extérieur de Paris ?

Pour pouvoir offrir un cadre superbe comme celui que nous offrons à nos clients avec une très belle bâtisse, un parc d’un hectare, et un lieu assez exceptionnel propice à la fête.

Qu’est-ce qui vous différencie des autres clubs Parisiens ?

Chez nous, on ne vient pas pour une heure ou pour un simple coup de queue. On vient pour passer une soirée complète, une soirée de rêve. Les gens mangent, s’amusent d’abord, le sexe vient après.

Quel est l’esprit de l’Acanthus Paris ?

Un esprit coquin dans un environnement soft. Un esprit festif avec de vrais DJ., de la musique branché. Il nous arrive même d’avoir des DJ de renommée qui viennent animer nos soirées.

Est-ce qu’il y a une différence entre les libertins belges et les libertins français ?

Pas vraiment mais il semblerait quand même que les libertins belges soient plus ouverts aux autres, aux fantasmes des autres. Il y a aussi ce côté plus festif qu’on retrouve chez les libertins belges.

L’Acanthus Paris se porte bien ?

Dans de nombreux classement, comme sur Netechangisme, par exemple, il obtient les scores les plus élevés des établissements d’Île de France. Cela montre que nos clients apprécient notre établissement. Nous en sommes très heureux et cela nous incite à leur offrir de très belles soirées.

Quelle est la première constatation que vous faites entre le libertinage des années 80 et celui d’aujourd’hui ?

Dans tous les clubs, la clientèle s’est énormément rajeunie. Il y a de plus en plus de couples qui ont entre 20 et 30 ans. L’autre constatation est que ces couples viennent absolument de tous les milieux : fonctionnaires, cadres, ouvriers, commerçants… Le libertinage n’est plus le privilège des notables et des gens aisés.

Des projets ?

Oui, nous avons tout le temps des projets… Créer un espace balnéo à l’Acanthus Paris, finir les coins fumeurs qui seront conforme à la législation. Il nous reste aussi quelques travaux à terminer au niveau des coins câlins avec une salle de cinéma X.

D’autres projets ?

Un autre grand projet, oui, mais qui reste encore assez confidentiel. Je peux déjà quand même annoncer aux abonnés de Netechangisme que nous allons créer un troisième Acanthus dans le Sud de la France. Mais pour l’instant, je ne peux pas en dire plus.

Merci Luc

 

La fiche technique de l’Acanthus Paris

Les équipements

L’établissement est situé au cœur d’un parc d’1 hectare avec un parking surveillé en permanence par un gardien : 3 bars, une partie discothèque qui fait plus de 350 m2,   une salle de restaurant, de nombreuses alcôves, des coins câlins : local SM avec croix de Saint-André,  lit suspendu, sling, chambre noire, coins câlins dans les caves voûtées d’époque, alcôves cachées autour de la discothèque, espace libertin en forme de théâtre, etc.  Sans oublier les 180 vestiaires individuels. Le club est équipé d’un système son et lumière digne des meilleures discothèques. Un véritable DJ est toujours présent (même 2 pour certaines soirées). Les mixes sont très actuels : House, Trance et fusion R’nB. Des musiques spécifiques peuvent être adaptées lors des soirées thématiques.

Le personnel

Un gardien de parking, un responsable des coins câlins,  un réceptionniste, serveuse et serveur… Au total, c’est une dizaine de personnes qui travaille à l’Acanthus Paris avec de nombreux artistes qui viennent également participer aux grandes soirées à thème. Trois personnes sont également chargées des décors et naviguent entre l’Acanthus Belgique et l’Acanthus Paris.

Tenue correcte exigéeLa direction tient absolument à ce que nos hôtes soient élégants et « sexy ». Les tenues fétish et originales sont aussi bienvenues. Sont proscrits : les pulls, les jeans « ordinaires » et les chaussures de sport. Vous bénéficiez d’un casier de vestiaire fermé pour vous changer avant de passer au restaurant ou à la piste de danse. La porte restera close aux personnes alcoolisées, à l’hygiène ou au comportement douteux.  

Les heures d’ouverture

L’établissement est ouvert en mixte (couples et célibataires), tous les vendredis et veilles de jours fériés, de 20 heures à 5 heures. Le samedi, toujours de 20 heures à 5 heures est réservé aux couples et femmes seules.  Ouverture également en mixte le dimanche, de 20 heures à 4 heures.

Les tarifs

L’entrée est à 60 € pour les couples, restauration offerte, le vendredi et le dimanche. 60 € le samedi à partir de minuit ou 90 € à partir de 20 heures avec restauration.L’entrée pour les femmes est de 30 € et 90 € pour les hommes, les vendredis et dimanche avec restauration offerte. Voir tous les détails sur le site de l’Acanthus.

L’Acanthus Paris 607, rue du Lys 77190 Dammarie-les-Lys. Tél. : 01 60 63 73 09. www.clubacanthus.com