À l’origine, j’étais seul au bout d’un homme
J’étais un laboureur, un bourreau de travail
Il a fallu qu’il croque cette putain de pomme
Pour que la beauté de mon existence déraille
Depuis, à travers les âges, je ne suis devenu
Qu’un sexe tabou, une bite avec des couilles
Une pine, Un chibre, un objet de déconvenue
Une idole païenne qui ne chope que la chtouille
Et pourtant, Mes demoiselles, prenez la peine
Prenez-moi délicatement dans vos mains
Admirez cette architecture digne d’une reine
Sentez battre, palpiter mon gland d’airain
C’est pour vous, Mesdames, que je me redresse
C’est à cause de vous, que je rougis
C’est un peu, aussi, à cause de vos fesses
Et de votre petit bois joli
Je vous en conjure prenez-moi en votre bouche
Toutes les rédemptions demandent un baiser
Je vous en supplie emmenez-moi à votre couche
Afin que je vous prouve ma bonne volonté
Secouez-moi Mesdames, que je vous bénisse
Je suis un merveilleux agitateur aqueux
N’hésitez plus, plongez-moi entre vos cuisses
Je ne suis autre que… le doigt de Dieu.