Le troisième œil
Je les regarde suer, s’échiner
Moi, le moine cénobite
Je les entends jouir, râler
Et malgré tout, je cohabite
Et quand leurs prend l’envie
De m’inviter dans leurs jeux
Lorsque la passion dévie
Que le désir devient outrageux
Je me souviens de Sodome
De ses infinis libertinages
Lorsque j’y étais majordome
Soumis à d’incessants pilonnages
Je suis le troisième œil,
Je sens, je ressens, je devine
Je fais toujours bon accueil
Au pèlerin à la canne divine
Je suis l’église d’un monde
Et quand la sainte crème
Me baptise, m’inonde
Cela vaut bien… Un poème