Pour son soixante-quinzième anniversaire, Louis convoque ses amis à de fastueuses festivités à Hammamet.
Tifachi, son guide local, le seconde dans les préparatifs. Il en est le narrateur, en alternance avec Louis dont nous lisons les carnets, et avec eux l’évocation des deux femmes qui ont dominé sa vie : sa mère, l’amour impossible, et Djamila, la Berbère au port altier.
Chaque chapitre s’ouvre par des citations de Mahomet et de Freud sur le désir, la sexualité, son accomplissement ou son refoulement.
C’est une découverte culturelle et sexuelle que propose Louis dans ces festivités, celle du monde arabo-musulman et de ses écrits licencieux, Mille et une nuits, Jardin parfumé et même le Coran.
Les agapes ou spectacles sont sources de discussions, de théorisations et d’orgies sexuelles pour ces invités affranchis des contraintes du corps et de l’esprit : « les fantasmes refoulés des dizaines d’années durant prenant le dessus -je m’aperçus que Louis faisait fonctionner toute cette party comme une sorte de chute du mur de la censure-, ils se glissèrent peu à peu sans rien dire dans les habitacles du plaisir promis et souterrain. »
Jusqu’à la date fatidique de l’anniversaire.
Les délices de Tunis, deuxième roman de Pierre Olivieri, est un voyage culturel vers un pan parfois ignoré de la civilisation arabe.
Les délices de Tunis, Pierre Olivieri, éd. Panama, 240 p., 19 €