J’aime la forme de la bouteille si ronde qui se ressert subitement pour s’élargir sur un pied qui la tient bien stable. Cette stabilité est nécessaire, j’ai toujours peur de casser les flacons de verre.
Le bouchon noir est en plastique. Quelques tours pour le dévisser et je hume l’odeur alléchante du chocolat. 
Je me munis alors de ma plume d’écolière, scotchée sur toute sa longueur à l’arrière du flacon. Plus qu’un pinceau en effet, il s’agit d’une plume, bâtonnet de bois qui se termine par le morceau de cuir taillé en pointe comme une flèche. Je plonge ma plume dans ce noir encrier.
La peinture chocolatée adhère bien, elle n’est pas trop liquide. Un coup de plume et je m’attaque à une épaule. La plume ne permet pas, et c’est dommage, un tracé précis. Tant pis, mes pattes de mouche me mettent tout de même l’eau à la bouche.
« Quoi ? C’est tout ? » Oui, je ne voulais pas le barbouiller de chocolat, pas tout de suite, il faut bien que je goûte auparavant. Miam, on sent bien le chocolat. Seulement, c’est quand même très sucré, bien trop pour que je ne vide le flacon en une fois.
« Tu veux goûter ? » Alors je me barbouille : un rond sur une cuisse, un tracé jusqu’à la fesse.
« Pas mauvais, n’est-ce pas ? Oups, attention de ne pas en mettre sur les draps ! »
Ce premier essai me laisse penser que :
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il vaut mieux se poser sur une serviette éponge pour éviter les désagréments des traces de chocolat dans la literie, ou alors il ne faut peindre qu’une partie, le recto ou le verso du corps, pas les deux à la fois !
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si l’on souhaite jouer à dessiner des motifs précis et non des tracés un peu grossiers, mieux vaut utiliser un pinceau. Je ne sais pas ce que vaut celui de fun factory, mais c’est à essayer.
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il faut que je garde une petite place dans l’estomac pour nos jeux gourmands du soir.
