2008

Plaisir solitaire

Jean Pierre DAO

Publié le 2 août 2008

Paroles ouvertes

Article publié en 2008. Le contenu peut refléter l'état du marché à cette époque ; certains produits cités ne sont plus disponibles.

Plaisir solitaire, par Littletom (littletom.canalblog.com )

Je dois l’avouer, un de mes plaisirs solitaires préférés est de me caresser, plus particulièrement autour et sur mon sexe.

“- Oui, te gratter les couilles !! Comme tous les mecs !!”
Non, j’ai bien dit “caresser”, dans son sens littéral, c’est-à-dire toucher, effleurer de manière sensuelle.

“- Tu te branles, quoi !!”
Non et non. Uniquement des caresses, des gestes tendres, langoureux.
La masturbation, c’est différent, plus brutal, moins recherchée.

J’aime la sensation procurée par ma peau, si douce à cet endroit.
Chaque centimètre carré offre des reliefs, des textures différents.
Et pour encore mieux ressentir tout cela, je n’hésite pas à oter certains poils disgracieux.
Certes, ils ont tendance à vite repousser, mais la finesse de la peau à cet endroit est telle qu’elle vaut largement ce sacrifice.

Et puis je n’enlève pas tout. Ce qui m’importe le plus, ce que les bourses et le périnée soient lisses car ce sont ces endroits qui ont mes préférences.

Les bourses ont cette faculté de se modifier en fonction des éléments extérieurs.
Tantôt la peau sera tendue, recroquevillée sur elle-même.
Tantôt elle sera totalement relachée, laissant transparaître toute sa douceur, toute sa finesse.
On peut se contenter de l’effleurer ou, au contraire, par des caresses plus appuyées, ressentir ce qu’elles dissimulent à l’intérieur.

Bien entendu, je ne délaisse pas mon sexe.

“- C’est bien ce qu’on disait, tu finis par te masturber !”
Et bien non. Je ne mélange jamais caresse et masturbation.
Là encore, je ne me concentre que sur les sensations procurées par la peau qui diffèrent tellement au fur et à mesure qu’on progresse vers le gland.
D’ailleurs, il est très rare que mes caresses impliquent une érection.
Par mes caresses, je ne recherche que volupté, plaisir, bien être.

" - Soit. Mais si tu te caresses, comme tu dis, c’est sans doute parce que tu as une vie sexuelle terne, voire inexistante"
Encore tout faux.
Pourquoi un homme qui se caresse aurait-il, de facto, une sexualité amorphe ?
Bien au contraire. Il faut être à l’aise dans son corps et dans sa tête pour se caresser.
De même, ces caresses ne sont pas l’expression d’une homosexualité refoulée.
J’aime parcourir mon corps mais j’aime tout autant parcourir celui de ma partenaire.
Et puis l’apprentissage des caresses sur soi-même permet de mieux appréhender celles que l’on peut faire sur le corps de l’autre.

“- Ca tourne quand même beaucoup autour du sexe, tout ça”
Oui, et je ne m’en cache pas.
J’ai bien essayé d’autres zones de mon corps et je ne peux pas dire que les autres parties de mon corps soient désagréables à caresser.
Mais j’en reviens toujours au même endroit, le seul à pouvoir concentrer toutes les sensations recherchées.

“- Alors, plaisir vraiment solitaire ou petit côté exhibitionniste ?”
En règle général, je me caresse seul, dans mon lit ou sur mon canapé, devant la télé.
Mais si, par hasard, ma partenaire venait à me surprendre dans mes activités, ce n’est pas pour autant que je m’arrêterai.

Chacun est libre de pouvoir prendre du plaisir du moment qu’il n’y a aucun gêne, aucun caractère déplacé.
Et puis, libre à elle de se caresser si elle en a envie.

" - Justement, et ce sera le mot de la fin : plaisir solitaire ou plaisir partagé ?"
Les sensations que l’on peut se procurer soi-même ne sont jamais les mêmes que celles procurées par les caresses d’un(e) autre.
Tout dépend de ce qu’on attend.
Le plus souvent, c’est un moment rien qu’à moi.
Mais si j’ai envie de le partager, c’est bien volontiers que je le fais.