L’étude menée par des biologistes de l’université de Binghampton, en Grande-Bretagne, porte sur les formes courtes ou longues d’un récepteur de la dopamine (neurotransmetteur) et sur le rapport de la forme de ce récepteur avec la vie sexuelle des hommes et des femmes sur lesquels l’étude a porté.
La variante longue du gêne est présente en nombre deux fois plus important chez les personnes qui sont moins stables sexuellement.
Seulement, ces variantes longues ou courtes se retrouvent essentiellement dans certains types de société : chez un peuple d’Afrique du Sud qui réprime l’infidélité, la variante courte est prépondérante tandis que chez un peuple d’Amérique du Sud où celle-ci ne l’est pas, la variante longue se retrouve en plus grand nombre.
Génétique ou société ? Qui influence l’autre ?
L’étude : J. Garcia et alii, 2010, « Association between dopamine D4 receptor gene variation with both infidelity and sexual promiscuity », in PloSONE, vol. 5, p. 14162.
Article sur le sujet dans le magazine Cerveau et Psycho n°43 de janv-fev 2011, p. 11