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Récits érotiques

Le roman érotique et pornographique

 

Malgré  Internet, la vidéo, les photos,  la webcam et la toute puissance de l’image dans le domaine de la sexualité, le texte et l’écrit continuent à tirer leur épingle du jeu. Le roman érotique et pornographique se porte assez bien avec les deux plus grandes maisons d’éditions que sont la Musardine et les éditions Blanche qui  publient plusieurs ouvrages chaque mois. Avec une constatation majeure : les femmes lisent mais écrivent également de plus en plus d’histoires X.

 

Petite histoire de la littérature érotique et pornographique

 

La littérature  érotique n’a pas du tout eu la même place en Orient et dans l’Antiquité que dans le m onde occidental chrétien où pendant longtemps, le sexe a été diabolisé. Il y a eu le Kama-sutra, en Inde, les manuels de la chambre à coucher, en Chine, le Jardin Parfumé écrit par le vizir de Tunis.

 

Dans l’Antiquité grecque et romaine, les écrits sur le sexe et la sexualité ne souffraient d’aucune censure que ce soit ceux de Sappho sur l’île de Lesbos, Platon dans certains dialogues, Ovide avec son traité sur l’art d’aimer, Lucrèce,  le Satiricon de Pétrone, etc. Les textes étaient souvent plus lus qu’écrits.

 

Dans le monde occidental chrétien, il en va autrement… L’Arétin, auteur italien, échappe de peu aux prisons du Vatican quand il publie en 1525 ses sonnets luxurieux et son dialogue entre deux courtisanes ( I ragionamenti) célébrant le culte d’Eros. En France, le poète Théophile de Viau a été brûlé pour avoir évoqué la sodomie dans une pièce de théâtre. 

 

C’est en 1655 qu’est publié, toujours en France et anonymement, le premier texte érotique en prose : L’école des filles ou la philosophie des dames. Fouquet, ministre de Louis XIV fut soupçonné d’en être l’auteur. Ce texte circula longuement à travers l’aristocratie et la bourgeoisie française.

 

Une littérature obscène vraiment destinée à exciter les lecteurs fera son apparition vers la moitié du XVIIIème siècle avec de nombreux ouvrages publiés anonymement. Fanny Hill ou les mémoires d’une fille de joie, de l’écrivain anglais John Cleland et fut traduit dans de nombreuses langues, et Mirabeau publia également quelques textes sulfureux sans que son  nom soit cité.

 

Les grands noms de la littérature au service de la pornographie

La littérature pornographique est un genre qui a attiré beaucoup d’écrivains, et non des moins célèbres.  Certains considèrent Rabelais comme le précurseur du roman érotique, son livre Pantagruel ayant été jugé comme un ouvrage obscène par la Sorbonne en 1533. 

 

Mais c’est au XVIIIème, après une période où l’église a cherché à exercé un lourd pouvoir de contrôle, que nait une véritable littérature libertine, avec  Diderot tout d’abord ( Les Bijoux indiscrets ), Crébillon (Le Sofa), Fougeret de Monbron ( Margot la ravaudeuse), et bien sûr, le Marquis de Sade et ses nombreux romans libertins ( La philosophie dans le boudoir, les 120 journées de sodome, etc.)

 

Un relent de puritanisme refait son apparition au XIXème siècle avec, en autre, la condamnation de Charles Baudelaire en 1857 pour Les fleurs du mal, Flaubert pour Madame de Bovary, et à la création, à Bibliothèque nationale, d’un secteur nommé l’Enfer où sont rassemblés tous les ouvrages censés offenser la pudeur. Cela n’empêchera pas le développement d’une littérature clandestine avec, par exemple, Gamiani ou deux nuits d’excès, attribué à Alfred de Musset.

 

La littérature pornographique sortira de la clandestinité à la fin du XIXème siècle, début XXème avec des auteur comme Guillaume Apollinaire et les Onze mille verges, ainsi que Les exploits d’un jeune don juan,  Pierre Louÿs, Colette, Henri Miller ( Tropique du Cancer ), Anaïs Nin ( Vénus Erotica ), Bataille, Pauline Réage ( Histoire d’O), Régine Desforfes, etc. Louis Aragon a également écrit  un roman érotique sous le pseudonyme d’Albert de Routisie, Le con d’Irène. Cet ouvrage a été publié clandestinement pour éviter la censure en 1928. Régine Desforge l’a publié en 1968 sous le titre d’Irène.

 

Aujourd’hui, les grands auteurs de la littérature érotique et pornographique s’appellent Esparbec ( La foire au cochons ), Françoise Rey ( La femme de papier ), Virginie Despentes ( Baise-moi), Cathrine Millet, Alina Reyes, etc. Avec des femmes qui prennent de plus en plus  une place prépondérante dans ce style de littérature.

 

Esparbec, le maître du genre

 

La veuve et l’Orphelin, Le pornographe et ses modèles, La Pharmacienne, la Foire aux cochons, Darling, Amour et popotin, Le Goût du péché, Monsieur est servi… Esparbec qui se définit comme pornographe est l’un des plus grand auteur de roman pornographique. Il a participé à la création de la librairie de la Musardine et dirige également la collection Média 1000 qui, depuis plusieurs années déjà, publie des récits X : « Il y a de bons polars, de bons bouquins de SF, pourquoi pas de bons pornos ? Pourquoi la pornographie devrait-elle être laissée à des écrivains de second ordre ? Dénués de talent ? Pourquoi la vouer aux poubelles de la littérature, aux sex-shops ? »

 

Esparbec,  refuse avec horreur d'être considéré comme un écrivain érotique. Il se définit avec fierté comme " pornographe à part entière ", et à ce titre il a publié une centaine de volumes qu'il range lui-même dans la catégorie des " bouquins de cul ".

 

Dans l'Anthologie historique des lectures érotiques, il a eu droit à une longue notice fort élogieuse comme " le dernier des pornographes ", pour sa production puissamment libidineuse…
François George, le Dr William Regelson, Jean-Jacques Pauvert, Virginie Despentes, Wiaz, Wolinski, et Delfeil de Ton font tous partie du club des fans d'Esparbec !

 

Les éditions Blanche, fondées par Franck Spengler

 

Franck Spengler a de qui tenir puisqu’il est le fils de Régine Deforges.  Il a créé les éditions Franck Spengler en 1992 et les éditions Blanche en 1994 mais il a publié son premier roman érotique en 1988 Autoportrait en érection, de Guillaume Fabert avant de publier deux romans à succès aux éditions Ramsay, La femme de papier, de Françoise Rey, et Les mémoires d’une fouetteuse, de Faty.

 

Pour Franck Spengler, la littérature érotique a encore de beaux jours devant elle car même si Internet attire beaucoup de monde avec ses milliers de photos et vidéos diffusés sur de nombreux site, au bout d’un moment, les gens reviennent vers le texte : «  Les images n’offrent pas tellement de possibilité au niveau imaginaire, cela reste figé alors qu’un récit érotique ou pornographique offre beaucoup plus de richesse sur ce plan. Quand les gens se sont lassés des films ou des vidéos de cul, ils retournent vers le livre. »

 

Aujourd’hui, les éditions Blanche publient une vingtaine d’ouvrages par an, essentiellement des romans. Les femmes qui ont commencé à écrire à la fin des année 80 sont de plus en plus nombreuses : « Les éditeurs se sont mis à rechercher des femmes après le succès de Françoise Rey mais les femmes ont eu envie, elles aussi, d’écrire des textes érotiques et pornographiques tout en assumant totalement ce qu’elles faisaient puisque généralement, elles signent de leur vrais noms. »

 

Le lectorat a également changé. Au début des éditions Blanche, il était composé de 80% d’hommes et de 20 % de femmes. De nos jours, il y a 60 d’hommes et 40 % de femmes et une majorité de femmes dans la tranche des 25 – 35 ans.

 

Pour Franck Spengler, on peut rester optimiste sur l’avenir du roman érotique. Ses trois grands succès : l’Orage de Régine Desforges qui, toutes éditions confondues, s’est vendu à près de 300 000 exemplaires suivi du Lien, de Vanessa Duriès et Dolorosa Soror, de Florence Duga : «  Les femmes auteurs ont beaucoup de succès en ce moment. Elles ont d’abord un public de femmes et les hommes fantasment également beaucoup plus sur des ouvrages écrits par des femmes. La description d’une scène érotique faite par une femme est très différente de celle faite par un homme. »

 

Les éditions Blanche reçoivent plus de 700 manuscrits par an, des récits, des fantasmes, du SM, du libertinage… Le roman érotique et pornographique français a une certaine côte dans le monde et  intéresse beaucoup de pays étrangers. Ceux des éditions Blanche sont  traduits au Japon,  Italie, Espagne, Allemagne, etc.

A lire aussi l'interview de Claude Bard, fondateur de la librairie La Musardine :

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