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Blog Galeries des artistes » Galeries des artistes » Combattre l'excision
26.04.2009 12:00:43
 

« Les mutilations génitales féminines / l'excision désignent toutes les procédures chirurgicales consistant à enlever en partie ou dans leur intégralité les organes génitaux externes de la fille ou de la femme, ou à les meurtrir d'une quelconque autre façon, pour des raisons culturelles ou autres que thérapeutiques. »

 

Cette définition de l'Unicef dans sa fiche d'information : mutilations génitales féminines / excision que l'on peut lire en ligne ne raconte pas toute la barbarie de l'acte : l'absence d'hygiène, l'utilisation d'un rasoir, les hémorragies fréquentes, l'absence d'anesthésie, la douleur, le traumatisme, la mort, les risques accrus lors d'un accouchement, l'insensibilité lors de rapports sexuels.

 


 

 

 

Les mutilations génitales féminines, selon un rapport de l'Unicef de 2005, concerneraient chaque année trois millions de femmes africaines. Et en France ? Les cas d'excision sont assez rares sur le territoire français et, lorsqu'ils s'apprennent, le sont de façon dramatique, à l'exemple d'une petite fille de 7 ans transportée à l'hôpital en janvier dernier après que ses parents ont voulu l'exciser.

 

Cependant, si l'excision du clitoris est peu pratiquée en France, elle l'est à l'étranger (voir la carte des pays d'Afrique où se pratique l'excision) et les filles, au cours d'un voyage dans le pays d'origine de leur famille, peuvent subir ce sort. La pression des aînés, malgré parfois une opposition parentale, condamne ces jeunes filles. 55 000 femmes excisées vivraient en France.

 

 

 

Les témoignages des femmes sont accablants. Erik Orsenna, dans son roman Madame Bâ, on s'en souvient, avait narré l'atrocité de l'acte. Une femme raconte, sur le site de Cyberpresse : « J'avais l'impression que le mal physique allait rester pour toujours. Je ne voulais pas qu'on me touche. J'avais peur de tout. » Cette femme avait treize ans au moment des faits et l'excision avait provoqué une hémorragie. Le Dr Henri-Jean Philippe, chef du service de gynécologie et d'obstétrique du Centre hospitalier universitaire de Nantes et président d'une organisation gynécologique sans frontières, sur une autre page de Cyberpresse, raconte le calvaire d'une jeune fille de 17 ans, excisée de force lors d'un voyage en Guinée : « Elle a vécu l'horreur. On ne pouvait même pas l'examiner au début. C'est comme si elle avait été victime de torture. »

 

Le 14 avril dernier, le gouvernement français a mis en place une campagne contre l'excision, s'appuyant sur des affiches et la distribution de 100 000 brochures. Cette campagne, couplée à une campagne contre le mariage forcé, fait partie d'un plan triennal (2008-2010) contre les violences faites aux femmes. (Lire l'article de L'express et celui du Monde à ce sujet).

 

 

Campagne contre l'excision : l'affiche

Un site Internet est dédié à ces violences faites aux femmes : http://www.stop-violences-femmes.gouv.fr/. Quatre types de violences y sont mises en avant : violences conjugales, violences au travail, agressions sexuelles et viols, mutilations et mariages forcés. Ce site permet de recueillir des témoignages de femmes qui ont subi ces types de violence, de donner clairement la position légale, de dire quoi faire si l'on assiste ou si l'on est victime de ces violences. Un numéro de téléphone à retenir : 3919

 

Le GAMS, groupe de femmes pour l’abolition des mutilations sexuelles et autres pratiques affectant la santé des femmes et des enfants, est une association qui propose des permanences dans ses locaux le mardi et le jeudi et une écoute téléphonique. Voir le site de cette association pour plus de renseignements.

 

Enfin, pour se documenter, la Commission pour l'abolition des mutilations sexuelles propose des brochures, un cd de quatre titres pour raconter et chanter qu'« exciser, c'est pas bon, exciser c'est mutiler, mutiler c'est pas bon ». Quand la musique dénonce une pratique... Voir à ce propos le clip de Tiken Jah Fakoly, « Non à l'excision ».

 


Publié par steph
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