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Récits érotiques

Eloge de la masturbation

Le mot nous vient du latin manu stuprare : polluer, salir, souiller manuellement.  Alors qu'aujourd'hui, la masturbation n'est plus considérée comme une déviance sexuelle ou un vice et qu'on accepte qu'elle participe à l'équilibre psychique,   le sujet reste encore assez tabou. Neoplaisir a voulu en savoir un peu plus sur cette pratique, histoire que chacun puisse prendre enfin son plaisir… en main !

La Masturbation en quelques chiffres


Il est difficile de se fier aux chiffes et de tirer des conclusions dans la mesure où plusieurs études effectuées sur les comportements sexuels donnent des résultats différents. Le rapport Kinsey établissait que 92 % des hommes se masturbaient, ou s'étaient masturbés, tandis que ce chiffre tombait à 62 % pour les femmes. Dans les années 70, le rapport Hite, quant à lui, effectué à partir d'un questionnaire adressé à 3 000 femmes, révélait que 82 % de ces 3 000 femmes se masturbaient régulièrement et que 95 % d'entre elles arrivaient sans peine à l'orgasme grâce à la masturbation. 
En France, la grande enquête sur la sexualité (ACSF) de 1993 donnait 84 % des hommes et seulement 54 % des femmes adeptes des caresses et des plaisirs solitaires. Ils sont 13 % et elles sont 6 % à le faire très souvent. Vingt ans plus tôt, une autre enquête réalisée en France donnait les chiffres de 73 % pour les hommes et un minimum de 19 % pour les femmes. Cette grande disparité entre les deux sexes serait avant tout liée au fait que cette activité soit beaucoup plus taboue et culpabilisante pour les femmes. Elles s'interdisent davantage cette activité et lorsqu'elle la pratique quand même, elles l'avouent beaucoup moins facilement que les hommes.
Quant à la fréquence, elle varie selon les individus mais tous les sexologues sont d'accord pour dire qu'il n'y a rien de pathologique chez une personne qui se masturbe deux à trois fois par jour.
Derniers chiffres intéressants : une enquête récente réalisée aux Etats-Unis rapporte que celles et ceux qui se masturbent plus d'une fois par semaine éprouvent l'orgasme presque systématiquement. Les hommes et les femmes qui vivent en couple se masturbent moins souvent que ceux qui vivent seuls mais une proportion non négligeable de couples continue cette pratique.

Un tabou encore très  présent


Pourtant, tous les sexologues sont unanimes : elle fait du bien aussi bien pour la santé physique que psychique,  et vous pouvez vous y adonner sans modération.  Elle ne rend ni sourd, ni impuissant, ni stérile, ni aveugle, ni impuissant… Elle a été pendant longtemps considérée comme la mère de tous les vices et facteur de déséquilibre mental. Il faudra attendre la moitié du  XXéme siècle pour que l'onanisme ne soit plus jugé comme la source de nombreux maux et dérèglements psychiques. Les psychanalystes iront jusqu'à dire que la masturbation est une pratique sexuelle à part entière qui participe pleinement à l'épanouissement de l'individu.
Malgré cela, la masturbation reste un sujet encore tabou et encore plus chez la femme que chez l'homme. On parle peu, par exemple, à l'intérieur du couple d'une pratique qui, pourtant, existe depuis que l'homme s'est rendu compte que son sexe pouvait servir à autre chose que seulement procréer. Mais le sujet fait appel à son intimité, à son jardin secret… Pour de nombreuses personnes, cette pratique culpabilisante reste encore honteuse et inavouable.

Quelques repères dans le temps


L'histoire de la masturbation se perd dans la nuit des temps. Chez les grecs, elle n'était pas taboue et Diogène s'y livrait sans pudeur et sans retenue sur la place publique, à Athènes, tout comme ses disciples.  Au Moyen-Age,  elle est interdite par la religion. Les prêtres qui s'y adonnent sont punis et dans les couples, elle est jugée comme un crime anti-procréation. Mais c'est au XVIII ème surtout que la masturbation est jugée comme responsable de troubles physiques et psychiques et capable de provoquer d'effroyables maladies. C'est à cette époque qu'on été conçus des corsets anti-masturbatoires ou bien qu'on attachait les bras des adolescent pendant le sommeil ou qu'on leur faisait porter ma nuit des combinaisons spéciales leur empêchant de pouvoir jouer avec leur sexe. Quant aux jeunes filles, certains médecins n'hésitaient pas à cautériser leur clitoris pour les empêcher de succomber  au "mal".  L'obsession anti-masturbatoire commence a faiblir à la fin du XIX ème avec des poètes comme Verlaine qui célèbre l'onanisme ou encore des hommes comme Gustave Moreau qui la conseille à ses élèves pour que ceux-ci puissent se consacrer pleinement à leur passion de l'art plutôt que d'aller perdre du temps et de l'énergie dans des relations sexuelles avec d'autres personnes.

Une manière de découvrir son corps


Pour les sexologues, la masturbation est une excellente manière de découvrir son corps, ses réactions aux différentes stimulations, de découvrir ses zones érogènes les plus réceptives aux caresses et, par conséquent, de pouvoir accéder au plaisir. Des études prouvent que les orgasmes obtenus par la masturbation constituaient une forme d'apprentissage de l'orgasme coïtal et que la majorité des femmes qui arrivaient à jouir par la masturbation arrivaient beaucoup plus facilement à connaître l'orgasme au cours de relations sexuelles que celles qui ne se masturbaient pas.  Karine, 27 ans et secrétaire médicale nous confie : "Aujourd'hui, je me masturbe moins d'une fois par mois. Je vis avec un petit copain et nous nous entendons à merveille, sur le plan sexuel. Mais lorsque j'étais adolescente, je passais beaucoup de temps à me regarder intimement, à examiner mon sexe, mes lèvres, mon clitoris… Je pouvais passer de longs moments avec un miroir entre mes cuisses, curieuse de voir comment je pouvais être faite. Tout cela finissait par m'exciter violemment et je testais différentes manières pour parvenir au plaisir : sur le dos avec ma main plaquée entre les cuisses, à plat ventre en me frottant sur un traversin glissé entre mes cuisses, etc.  J'essayais de voir aussi quelles étaient les caresses qui me donnaient le plus de plaisir. Incontestablement, c'était le frottement de mon clitoris. J'ai également essayé les sex toys. Seule, j'arrivais me faire jouir à deux ou trois reprises sans trop de problème. J'ai eu mes premières relations assez tardivement, à 19 ans. Mais j'ai eu du plaisir dès la première fois."

Un complètement de l'activité sexuelle


Les psychanalystes le disent : la masturbation n'est pas un palliatif, ni une pratique destiné à combler un manque, c'est une activité sexuelle à part entière. Alice est mariée, elle a 34 ans et sa vie sexuelle est plutôt riche et mouvementée. Avec son mari, elle fréquente les clubs libertins de la région Rhône-Alpes. Malgré cela, elle s'offre de temps en temps une petite gâterie en solitaire : " Pour moi, c'est un complément, un petit plus. J'ai toujours pris beaucoup de plaisir à me masturber. Je le faisais beaucoup avant de rencontrer mon premier garçon et j'ai continué à le faire par la suite. Pour moi, c'est un plaisir très différent de celui éprouvé durant un rapport avec mon mari ou un autre homme et qui peut me procurer de violents orgasmes. Je suis seule, libre et je n'ai à m'occuper que de mon seul plaisir à moi. Je me fais jouir quand je veux et comme je veux sans avoir à me soucier aussi de mon partenaire. JParfois, j'utilise des godemichés et parfois mes doigts me suffisent. Je passe beaucoup de temps à caresser et à exciter mes seins avant de m'occuper de mon sexe. Je peux le faire dans un bain chaud ou sur mon lit et  je suis sûre d'arriver, au bout de quelques minutes, à un délicieux orgasme."

Dans le fantasme, tout est permis


La masturbation fait appel à l'imaginaire et aux fantasmes. Pour la plupart des personnes qui la pratiquent, c'est une manière de mettre en scènes des situations diverses et parfois insolites qui peuvent se situer assez loin de leurs désirs réels. C'est un jeu créatif avec l'imaginaire, le refoulé, l'interdit et tout ce qu'il peut y avoir de tabou qui, à un moment donné, se libère.
Annick, mariée, responsable de ventes, nous a confié se masturber au moins une fois par semaine : " Lorsque je me donne du plaisir toute seule, je m'invente des histoires qui me mettent souvent en scène avec plusieurs partenaires masculins, chose que je n'oserais jamais faire dans la réalité. Et je n'en ai pas du tout le désir. Mon mari me suffit amplement. Mais quand je me caresse, je me permets toutes sortes de folies et d'extravagances érotiques. C'est mon jardin secret et ce n'est pas parce que je jouis très fort de ce que je me raconte, que j'ai envie de passer à l'acte et de le vivre pour de bon. Bien au contraire. Il y a mon mari d'un côté,  et mes amants imaginaires quand je me masturbe. Généralement, ils sont trois, quatre, cinq… Beaucoup plus âgés que moi et très vicieux. Je suis leur jouet sexuel. Ils se disputent ma bouche, mon sexe, mes fesses… Ces hommes sont crus avec moi et ne se soucient que de le leur plaisir. Ils me prennent tant qu'ils en ont la force et dans toutes les positions imaginables… La masturbation est vraiment un espace de liberté pour moi, un espace où je peux tout imaginer et jouir de tout." 
Pour Nadine, éducatrice, ce sont les fantasmes de viol qui s'imposent à elle chaque fois qu'elle se masturbe. Quant à Lionel, il s'imagine dans les bras de deux femmes : " C'est mon fantasme préféré en ce moment, chaque fois que je me masturbe. Je les imagine très chaudes, sans tabou et bi. Très bien faites aussi La totale, quoi ! A partir de là, je peux me faire un super scénario en solo."

Un anti stress


A côté de son rôle ludique et sa capacité à procurer du plaisir,  la masturbation est une excellente thérapie contre le stress et l'angoisse. Elle supprime les tensions et joue un rôle fondamental dans l'équilibre psychique Tout le monde fait le même constat : après s'être masturbé, on se sent beaucoup plus détendu et apaisé.  Rémi, étudiant en médecine fait souvent appel aux services de la veuve poignée, surtout en période de grand stress : " Je me suis toujours masturbé mais lorsque je dois passer des examens, mon rythme s'accroît. Je peux le faire trois à quatre fois par jour. Et même plus, si je suis trop tendu. J'ai remarqué que la veille d'un partiel,  la masturbation, c'était mille fois mieux qu'un tranquillisant pour s'endormir. Et il n'y a aucun effet secondaire, contrairement aux somnifères".

La masturbation, bonne pour la santé


Des chercheurs du centre d'épidémiologie du Cancer de Melbourne, après différentes études,  vont jusqu'à affirmer que la masturbation aurait une influence bénéfique sur la prévention du cancer de la prostate.  Et cela fait déjà longtemps qu'on sait que la masturbation peut aider à résoudre certains problèmes d'éjaculations prématurées.

Frédéric Dard et la masturbation


Un peu d'humour pour terminer avec quelques belles expressions que nous devons à Frédéric Dard : s'épiler le menhir, se pignoler la gaufrette, effeuiller le baobab, dégoupiller la bombinette, dessouder le chalumeau, gourmander le capricieux,  raboter le gourdin, faire loucher le cyclope, dégager en touche, faire reluire l'ambassadeur, jouer à cinq contre un, faire revenir la gousse à l'huile de coude…

 

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