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Blog Galeries des artistes » Galeries des artistes » Bilitis
05.04.2009 11:58:47

Il y a quelques temps, quelqu'un (qu'il en soit remercié !) m'a donné l'adresse de ce site : http://www.erotis.biz en me conseillant de lire La Chrysalide, roman qui s'y trouvait en libre accès. Ce site est celui de Bilitis qui propose de nombreux textes érotiques de sa composition aux Internautes. J'ai contacté récemment Bilitis et lui ai proposé de répondre à quelques questions pour le webzine de Neoplaisir. Ce qu'elle a accepté de faire. Voici cet interview :

 

 

Neoplaisir : Pourriez-vous nous dire quelques mots sur vous ?

 

Bilitis : Je ne suis pas quelqu’un d’exceptionnel, loin de là ! Je suis belge, blonde, (mais je me soigne !) et j’ai été ‘bi’ assez longtemps.

 

Je travaille dans une petite institution culturelle où je suis le plus souvent plongée dans des textes d’auteurs divers. J’ai toujours aimé lire.

 

Écrire est une autre histoire, et je ne suis venue à l’écriture que de manière fortuite. J’ai commencé à écrire de brefs textes érotiques pour mon amie de l’époque à qui j’avais envie de faire savoir, par un biais inattendu, à quel point je l’aimais, combien je dépendais d’elle et comment je vivais émotionnellement notre relation. Une manière de revivre, tout en les abordant sous un autre angle et donc en leur conférant une vie nouvelle, nos moments intenses. Bien souvent, on s’en doutera, nos lectures occasionnaient de nouveaux et bien agréables débordements !

 

 

 

Votre pseudonyme est emprunté à une œuvre de P. Louÿs, Les chansons de Bilitis*.  Pourquoi avoir choisi ce pseudonyme ?

(*Bilitis est une rivale de la poétesse Sappho, personnage inventé par P. Louÿs, mais dont les critiques ont cru un temps à l'existence. Mystification de l'auteur donc... et réelle création littéraire au lieu de la traduction annoncée)

 

J’ai été fascinée par cette œuvre de Pierre Louÿs. Ses textes sont à la fois poétiques, sensuels et chargés d’émotion : tout ce que j’aime ! Et il est rare de trouver chez un auteur masculin une si fine compréhension des émois féminins. Par ailleurs, il est tentant de se façonner un personnage lorsqu’on se lance dans une aventure telle que l’écriture. L’usage du pseudonyme est d’ailleurs quelque chose qui est devenu bien banal sur les forums. J’ai eu envie de me glisser dans la peau de cette Bilitis si sensible, si naïve, si attachante, si sensuelle. Les belles sonorités de ce nom ‘Bilitis’ (à prononcer à mi voix, comme si on murmurait un mot doux !) m’ont décidée à adopter ce pseudonyme.

 

 

 

Cela nous amène à la littérature érotique : en lisez-vous ? Si oui, quels auteurs, quels livres ?

 

Oui, bien sûr ! Mais les romans érotiques de qualité ne sont guère nombreux. Tout dépend évidemment de ce qu’on en attend. Trop souvent à mon goût, ils sont alourdis de vulgarité, voire de pornographie, et ne font guère rêver. Une autre tendance fait la part belle au sado-masochisme. J’en ai lu quelques uns, par curiosité. Bien souvent, c’est glauque, voire morbide, avec, à la clé, une culpabilité lancinante. Ce n’est pas du tout mon univers, et pourtant je connais bien les délices de la soumission, mais je la conçois d’une manière et dans un état d’esprit tout différents.

 

En revanche, j’ai beaucoup apprécié, outre Pierre Louÿs, des auteurs comme Anaïs Nin ou Violette Leduc avec son Thérèse et Isabelle qui nous décrit si bien les sensations éprouvées dans l’amour physique. J’ai été bouleversée à la lecture du Libera me de Karin Kallmaker. Il s’agit là de vrais romans, avec une histoire et des personnages attachants qui, en général, éprouvent bien des difficultés sur la route de leur amour. De grands auteurs comme Patricia Highsmith ont eu le courage d’aborder le sujet à une époque où les usages étaient encore bien rigides. Son livre Carol est très émouvant.

 

 

 

Vous avez écrit de 2001 à 2007 un roman, La Chrysalide que vous qualifiez de « roman lesbien ». Vous dites qu'il s'agit d'une exception dans la littérature, de tels romans pouvant se compter sur les doigts de la main. En écrire un, est-ce une fierté ? Et pourriez-vous nous définir ce qu'est pour vous un « roman lesbien » ?

 

Petite précision : ce n’est pas moi qui affirme qu’il s’agit « d’une exception dans la littérature… » mais l’amie qui a rédigé la préface pour moi. J’ai d’ailleurs failli supprimer ce passage car je le trouvais exagéré. Mais elle a insisté pour que je le maintienne, arguant que c’était là sa conviction.

 

S’il est une chose dont je suis fière, c’est la satisfaction que je peux lire dans l’œil allumé de ma meilleure amie, ou encore, bien sûr, dans les commentaires que je reçois régulièrement. Bien des femmes (et des hommes) m’avouent avoir pris du plaisir en me lisant. Mais ce qui m’enchante le plus, c’est lorsque je sens que c’est surtout l’émotion que ressentent mes personnages qui a su toucher le lecteur ou la lectrice.

 

La notion de ‘roman lesbien’ peut couvrir bien des choses et prendre bien des formes. En ce qui me concerne, s’il s’agit, par définition, d’un récit mettant en scène deux femmes qui s’aiment, ce qui, à mes yeux, rend le roman attachant et lui confère sa valeur, c’est l’évocation du ressenti, le bouleversement des sens et la tempête sensuelle qui engloutit les personnages. La description ‘clinique’ des ébats amoureux n’a, à mes yeux, rien d’érotique.

 

 

 

La Chrysalide est à mi-chemin entre le roman et l'autobiographie. Écrire un roman autobiographique, est-ce plus facile ou plus difficile que d'écrire un roman ? Quels sont les pièges à éviter ?

 

C’est plus facile en ce que le scénario préexiste, mais c’est plus difficile dans la mesure où il s’agit de soi, de sa propre intimité et que ce n’est pas rien de se livrer en pâture à des lecteurs et des lectrices qui ne ressentent pas forcément les choses de la même manière. Aussi, il faut faire des concessions : ainsi ai-je parfois ramassé en un seul chapitre, comme si les évènements s’étaient immédiatement enchaînés, des séquences qui s’étaient étalées sur des semaines. Les indécisions, les atermoiements réels des personnages sont sans grand intérêt pour le lecteur ou la lectrice qui ne manquerait pas de se lasser.

 

 

 

Ce roman est nettement articulé autour de deux personnages féminins. Pourquoi ne pas avoir choisi de scinder le texte et d'en faire deux récits autonomes ?

 

Parce que la continuité est manifeste et que c’est ma propre histoire. Isolée de la première, la seconde partie pourrait sembler artificielle tant le contenu de la première l’éclaire et la sous-tend. Ceci dit, j’ai en effet été tentée de séparer le récit en deux volumes. Mais à la réflexion, il m’a semblé que la forme choisie était plus logique et cohérente.

 

 

 

Ce roman et bien d'autres récits, tant des romans que des nouvelles, sont disponibles sur votre site. Pourquoi avoir choisi cet accès libre à vos textes ?

 

Parce que je ne me considère pas comme une auteure à part entière : je ne vis pas de ma plume et je n’écris qu’occasionnellement. Si j’étais une vraie romancière, ça se saurait, non ?

 

 

 

Avez-vous cherché à faire publier vos récits ?

 

Oui. Un amour de patronne a d’ailleurs été publié en 2005, mais sur le Net (www.manuscrit.com). Ce fut un flop retentissant : une dizaine de ventes, tout au plus, ce qui s’explique par l’absence totale de promotion. La sortie du titre n’était même pas annoncée sur le site lui-même. Je me suis dit qu’on ne m’y reprendrait plus. J’ai reçu pourtant pas mal de propositions d’éditeurs (réels ou fictifs) qui semblaient trouver scandaleux que je ne sois pas encore publiée, mais rien ne s’est jamais concrétisé. Je ne cherche donc plus. A tout prendre, ce n’est pas plus mal, car une fois publiée, votre œuvre ne vous appartient plus du tout, alors que là, sur mon site ou sur Rêvebébé où je ne suis pas trop mal classée parmi les auteurs, j’ai la joie de pouvoir recueillir commentaires et critiques sur ma production, ce qui m’est précieux pour me perfectionner.

 

 

 

Sur votre site figure aussi une courte bande-dessinée. Collaborer à la création d'une bande-dessinée, est-ce quelque chose que vous aimeriez faire ?

Pourquoi pas ?

 

 

 

Quel avenir comptez-vous donner à votre site ? Avez-vous des projets d'écriture ? Si oui, lesquels ?

 

Je n’ai pas de projet particulier. Je déplore le peu de commentaires laissés par celles et ceux qui passent. Mais comment savoir qui n’a fait que passer (étant tombé sur mon site par hasard ou par erreur, cherchant autre chose), qui a lu au moins un peu, qui a aimé ou pas ?...

 

Il m’est arrivé d’écrire sur commande (Le Chemin du collège, éros et Uros, La Remplaçante.) C’est une expérience intéressante que d’essayer de satisfaire de telles demandes.

 

Je crois que, quelque part, je me confronte à mes semblables, me demandant non sans angoisse si elles ressentent peu ou prou les choses comme moi ou si je suis vraiment atypique… C’est ce que je guette à travers les commentaires que je reçois.

 

 

Merci beaucoup !

Vous pouvez retrouver les textes de Bilitis sur son site Internet http://www.erotis.biz/


Publié par steph
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Commentaires#8 Posté le 20.12.2012 10:51:44 par (4 posts)

bilitis

adieux Bilitis !
tu nous manques cruellement.

Commentaires#7 Posté le 09.11.2012 06:51:01 par (4 posts)

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FMCSik , [url=http://kgckozwcyjdo.com/]kgckozwcyjdo[/url], [link=http://xndpaszsisgt.com/]xndpaszsisgt[/link], http://hnbdrxktdiqe.com/

Commentaires#6 Posté le 08.11.2012 02:36:25 par (4 posts)

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Very valid, pithy, succncit, and on point. WD.

Commentaires#5 Posté le 08.10.2011 05:52:39 par (4 posts)

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