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Blog Galeries des artistes » Galeries des artistes » Isabelle Lorédan, écrivain érotique
20.09.2011 10:04:53

Neoplaisir est allé à la rencontre d'Isabelle Lorédan, auteure de nouvelles érotiques publiées chez plusieurs éditeurs. Voici son interview :

 

Neoplaisir : - Isabelle Lorédan, vous êtes à la fois blogueuse (et même doublement suite à la création d'un blog de lecture en plus de Fantasmagor'Isa), rédactrice pour le magazine Fusion'elle et nouvelliste pour les éditions Blanche, La Musardine et Dominique Leroy, sans compter que nous pouvons lire quelques-uns de vos textes sur Revebébé ou encore La Vénus Littéraire. Comment gérez-vous toutes ces activités ?

 

Isabelle Lorédan : - Ma foi, comme je peux ! Certaines activités sont ponctuelles (comme mes écrits pour Fusion'elle, ou mes publications à la Vénus Littéraire ou chez Revebébé), d'autres se font plus sur le long terme et demandent plus de temps. L'écriture de nouvelles est prenante, encore que j'aie la faculté, une fois les premiers mots posés, de pouvoir écrire quasiment d'une seule traite.
Pour le reste, les chroniques de livres -érotiques ou non-, c'est avant tout un plaisir : celui de lire. C'est une passion qui m'habite depuis l'enfance, et qui ne fait que s'accroître au fil du temps. Pour écrire, il faut se nourrir des mots des autres... C'est peut-être cette activité qui me prend le plus de temps au final, je lis partout ! Heureusement, mon mari le comprend puisqu'il est comme moi. N'exerçant pas d'activité professionnelle, j'ai donc tout le temps de me consacrer à mes passions.

 

Fantasmagor'Isa
 

 

- Votre première publication a été une nouvelle aux éditions Blanche. Quel était ce texte ? Avez-vous une anecdote à nous raconter à propos de cette publication ?

Ma nouvelle parue dans Folies de femmes en 2010 était Les feux de l'enfer. En fait, j'avais envoyé des textes longs aux Éditions Blanche et, un jour, j'ai reçu un courriel de Franck Spengler m'informant qu'il aimait beaucoup mon style, mais que le format des textes proposés ne correspondait pas à celui exigé pour les collectifs. N'ayant pas de nouvelles à ce format (15 000 signes), j'ai composé celui qui a été publié en raccordant entre eux plusieurs petits textes indépendants, dont le seul point commun était l'amour au féminin. Ainsi sont nés Les feux de l'enfer, ce qui explique en partie les imperfections dont ils sont truffés.

 

- Avez-vous des thématiques de prédilection ? Nous pouvons remarquer dans L'héroïne délicieuse qui figure dans le recueil Transports de femmes publié début 2011, que le saphisme est à l'honneur, et dans Un, deux, trois... Nous irons en croix, e-book à paraître dans quelques semaines, vous évoquez en plus d'une relation de domination l'amour de deux femmes. Ce thème vous est-il particulièrement cher ?

En effet, pour que j'écrive de l'érotique réussi (tant qu'à faire, c'est le but), il me faut un sujet qui réussisse à m'émouvoir. Le saphisme en fait partie, même si je ne suis pas lesbienne. Il permet d'exprimer des choses beaucoup plus douces, tendres, qu'une relation hétérosexuelle.
En écriture érotique peut-être encore plus que dans d'autres domaines, si l'on ne sort pas des sentiers battus, on a vite fait le tour du sujet. C'est pourquoi j'aime à m'aventurer dans l'exploration de sexualités moins conventionnelles, comme le lesbianisme, le sado-masochisme.

 

- D'après des écrits placés sur votre blogs comme des contes qui évoquent des lieux qui vous sont proches, votre région est de première importance pour vous. En incipit, j'évoquais votre participation à Fusion'elle, magazine franc-comtois en ligne. Comment vous êtes-vous trouvée engagée dans cette aventure ? Qu'écrivez-vous pour ce webzine ?

- Je suis en effet très attachée à la Franche-Comté et à son histoire. Je rappelle qu'elle a donné à la France des personnages illustres tels Louis Pergaud, Marcel Aimé, Victor Hugo, Tristan Bernard et bien d'autres encore. Pour Fusion'elle, cela s'est fait totalement par hasard après que j'en aie entendu parler à la radio. J'ai alors contacté la rédactrice en chef, Céline Flajeolet, par internet, lui proposant de l'aider à trouver des points de vente. Nous nous sommes rencontrées, et au cours de la discussion, je lui ai appris que j'écrivais. Séduite par mes textes érotiques, elle m'a alors demandé si elle pouvait en publier un, ainsi qu'une nouvelle de la série « Contes et légendes ».
L'arrêt du  magazine « papier »  a retardé ce projet, mais ces parutions doivent en principe se faire sur le blog du magazine. J'ai eu l'occasion aussi de couvrir un événement local, en écrivant un article à propos du tournage d'un docu-fiction , Les routes des abolitions  tourné par Alain Maline qui doit être diffusé à l'automne sur France Télévision.
Pour novembre, je travaille à un dossier de société qui traitera des violences faites aux femmes, un thème qui me tient à cœur et qui devrait paraître pour la Journée internationale contre les violences faites aux femmes.
Enfin, j'écrirai un article qui parlera du « Salon du livre érotique & des dessous chics » d'Evian, je me rendrai les 19 et 20 novembre 2011, et j'espère pouvoir y relater de belles rencontres avec des écrivains que j'admire, telle Françoise Rey.

 

- Après différentes participations à des recueils collectifs de nouvelles érotiques comme le volume ouvert aux plumes féminines que publient chaque année les éditions Blanche, les livres en format poche de la collection Osez 20 histoires de sexe et l'e-book gratuit inaugurant la collection e-ros des éditions Dominique Leroy, sera édité très prochainement un premier e-book en solo. Pouvez-vous évoquer cette nouvelle érotique ?

Un, deux, trois... Nous irons en croix d'Isabelle Lorédan

- A l'origine, cette nouvelle et celle parue dans Osez 20 histoires de soumission & domination n'en formaient qu'une seule, fort longue, et écrite sur plusieurs années. Trop longue pour une nouvelle, trop courte pour un roman, j'ai du procéder à une scission.
C'est un texte qui me tient énormément à cœur, car c'est grâce à lui que tout à démarré pour moi. C'est en effet le premier pour lequel j'ai envisagé de tenter la publication.
J'ai procéder à des aménagements, afin de rendre cette seconde partie indépendante, sans que cela ne dénature l'idée originale.
S'il y est question de relation sado-masochiste et de libertinage, j'ai mis un point d'honneur à ce que les sentiments - ainsi qu'un brin d'humour - restent au cœur de l'histoire. On y découvre un couple étonnant, à trois composantes. À l'époque j'ai écrit cela, le polyamour n'était pas aussi mis en avant qu'aujourd'hui !

 
- Le titre Un, deux, trois... Nous irons en croix pourrait se chantonner et pourtant le texte appartient à la collection e-ros D/s, ces deux dernières lettres signifiant domination et soumission. Tout de suite, cela donne moins l'envie de fredonner l'air enfantin, surtout lorsque l'on arrive au mot « croix ». Comment cette ambiguïté est-elle gérée dans votre nouvelle ?

- Et pourquoi ne chantonnerait-on pas dès lors que l'on parle de domination et de soumission ? La vision que j'ai de ces pratiques est loin de l'univers sombre de Sade ou de Florence Dugas (pour ne citer que les auteurs les plus noirs du genre). Pour moi, ça peut - ou ça doit - être quelque chose de ludique, dont le seul but est le plaisir de chacun.
C'est ce message- que j'ai voulu faire passer au travers de mes mots. Loin des donjons sophistiqués et froids, des Maîtres impitoyables, mes héros sont humains, amoureux et joueurs, et je pense que cela correspond plus à ce que vivent les lecteurs, sans pour autant dénaturer ce qu'est le sado-masochisme. Il y a un réel besoin de dépoussiérer le genre, comme l'a très bien fait Emma Cavalier dans son roman  Le Manoir, qui est l'anti-Histoire d'O par excellence. (Note de Neoplaisir : Le Manoir est le premier roman d'Emma Cavalier, publié en août 2011 aux éditions Blanche.)

 

- Nous ne pouvons pas conclure cette interview sans évoquer vos projets littéraires. Quels sont-ils ? Qu'aimeriez-vous faire ? Et qu'aimeriez-vous ne pas faire ?

- Entre autre projet, après avoir travaillé la nouvelle sous différentes formes, j'aimerais beaucoup aborder le roman. Mais je manque peut être encore un peu de méthode pour me lancer. Sinon, j'ai deux manuscrits en cours d'écriture depuis pas mal de temps : l'un portant sur les contes et légendes francs-comtois (que vous évoquiez plus haut), et l'autre qui est tout à fait particulier, et qui évoque mon passé de femme victime de violence conjugale. J'aimerais beaucoup que ce dernier aboutisse et soit publié un jour, afin de dire à toutes celles qui vivent cela au quotidien qu'il n'y a pas de fatalité et qu'il y a une vie heureuse possible quand on sort de l'enfer. Rien de bien érotique dans tout cela, mais l'érotisme n'est qu'une partie de mon registre d'écriture.

Ce que je n'aimerais pas faire ? En fait, je n'aimerais pas avoir à renier ce que je suis pour réussir en littérature (érotique ou non).

 

Bibliographie d'Isabelle Lorédan :

 

Les feux de l'enfer in Folies de femmes, Éditions Blanche, 2010
Les mémoires d'un amant in Osez 20 histoires d'infidélité, Éditions La Musardine, 2010
L'héroïne délicieuse
in Transports de femmes, Éditions Blanche, 2011
Équation amoureuse
in eXercices stylistiQues, Éditions Dominique Leroy, 2011
L'offrande sublime
in Osez 20 histoires de soumission & domination,  Éditions La Musardine, 2011
Un, deux, trois... Nous irons en croix
,  Éditions Dominique Leroy, à paraître en octobre 2011

Notice biographique d'Isabelle Lorédan sur cette page

 

 


Publié par steph
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