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Blog Galeries des artistes » Galeries des artistes » Maïna Lecherbonnier
19.06.2007 17:01:39

Maïna Le Cherbonnier : Exercices sexuels de style

Trajectoire étonnante de cette jeune romancière qui, après des études dans le Droit des affaires, a été tour à tour négociante en café en Afrique, cofondatrice d’une maison éditrice de manuels scolaires, créatrice d’un linéaires de livres pour la jeunesse pour une grande marque de magasins « discount »… Et qui, aujourd’hui, consacre la majorité de son temps à la littérature érotique. Elle vient de publier aux éditions Blanche Exercices sexuels de style 2, la suite d’un ouvrage sulfureux qui avait déjà fait beaucoup parler de lui !

 

Quelques repères

 

Date de naissance : un certain 22 septembre… A Saint-Cloud.

Signe astral : vierge.

Profession : écrivain.

Situation de famille : célibataire.

Plat préféré : la cuisine exotique en général, le plats épicés à base de carry.

Boisson préféré : les bulles ! Le champagne.

Loisirs : voyager à travers le monde, visiter des musées, rencontrer des gens et discuter longuement avec eux.

Lieu préféré pour faire l’amour : finalement, un bon lit confortable qui permet de s’amuser dans toutes les positions.

Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire du sexe ? Exercices sexuels de style, premier tome,  de Maïna Lecherbonnier

Je dirais, mon corps. J’en ai eu envie vers l’âge de 25 ans. Je vivais à Djibouti et j’ai rencontré un homme de 55 ans qui m’a appris beaucoup de chose sur la sexualité et les nombreuses manières de faire l’amour, de prendre du plaisir. Djibouti est un endroit très chaud, il y a la mer, la moiteur… A 25 ans, et en compagnie de cet homme, j’ai vraiment senti mon corps se transformer, aussi bien de l’intérieur que de l’extérieur. Et c’est à partir de ce moment que j’ai eu envie d’écrire des choses qui touchait au sexe, au plaisir, à la jouissance et au corps.

C’est important le sexe, pour vous ?

Oui, très important. J’ai eu beaucoup de partenaires, aussi bien des hommes que des femmes. J’ai connu mes premiers orgasmes assez tôt. Adolescente, je m’inventais des tas d’histoires en découvrant mon corps. Je crois que l’érotisme et la jouissance ont toujours été des passions pour moi. Adolescente, toujours, j’ai vécu une sexualité formidable, je me suis mise à sortir avec des garçons beaucoup plus âgés que moi. C’était le plaisir du sexe mais aussi le plaisir du lien, de la rencontre. Et peu à peu, j’ai découvert qu’on pouvait vraiment jouir avec ses cinq sens. Jusqu’à 18 ans, j’ai eu beaucoup de petits amis. Puis, j’ai rencontré un homme et je lui suis restée fidèle jusqu’à l’âge de 25 ans et jusqu’au moment de notre séparation.

Quel type d’éducation avez-vous reçu ?

Une éducation très libre. Mes parents étaient éditeurs, ils étaient souvent absents. Dès huit ans, je vivais pratiquement seule à Paris. J’avais les clés de la maison. Eux partaient tôt le matin et rentraient tard le soir. Entre nous, le dialogue était très ouvert. On parlait beaucoup et ils avaient une totale confiance en moi. Nous avions pratiquement des rapports d’adultes à adultes. Quant à moi, je vivais bien cette solitude qui m’a permis de développer mon imaginaire.

Avant d’écrire des histoires érotiques, vous vous en êtes beaucoup raconté ?

Oui, absolument. Tout en partant explorer mon corps, je m’inventais une autre vie, plein d’histoires. Je lisais aussi beaucoup ce qui m’a permis de développer encore plus mon imaginaire, que ce soit des livres érotiques, des livres de géographie, de voyages… Puis, à dix-huit, j’ai arrêté de lire. Quand j’ai rencontré mon mari, j’ai voulu être moi-même, me construire seule, savoir qui j’étais vraiment… Et j’ai finis de me raconter des histoires ou d’aller chercher l’inspiration dans des livres.

Vous écrivez des textes érotiques, vous vous dévoiler dans la presse de manière assez dénudée, est-ce aussi pour le plaisir de provoquer ?

C’est à la fois par goût et par plaisir de la provocation. C’est quelque chose que j’ai en moi depuis très longtemps, depuis gamine. Quand on provoque, on dérange et on fait réagir celui qui est devant vous. Tout comme la nudité qui peut être dérangeante pour certains et donc, provoque des réactions. Provocatrice mais un petit poil exhibitionniste, aussi ? Incontestablement. Et sans doute beaucoup plus qu’un petit poil. J’ai commencé à faire des photos vers l’âge de 27 ans. J’avais quitté mon mari et à cette époque, j’étais avec un homme beaucoup plus âgé que moi. On a fait plein de photos, des softs, des moins softs et pour moi, c’est un plaisir qui ne faisait que s’accroître au fil des séances. Je crois même que je suis de plus en plus exhibitionniste. Le fait de se voir nue fait qu’on accepte mieux son corps. Mais je revendique une nudité joyeuse, une nudité décomplexée qui est gaie, légère.

Comment sont nés vos Exercices sexuels de style ? Exercices sexuels de style, tome 2, de Maïna Lecherbonnier

J’avais déjà écrit un premier roman érotique diffusé à comptes d’auteur, en 2003. Un jour, j’ai eu la chance de rencontrer Franck Spengler des éditions Blanche. Je lui ai soumis un texte et c’est lui qui m’a proposé d’écrire des exercices de style à partir du Dictionnaire des fantasmes et des perversions. Ce dictionnaire devait me servir de ligne directrice.

La part autobiographique y est importante ?

Tout à fait ! C’est un mélange d’expériences que j’ai réellement vécues, d’expériences vécues de mes partenaires et d’expériences que l’on m’a racontées. Le tome 2 des Exercices sexuels de style est-il très différent du premier ? Le tome 2 est beaucoup plus personnel. Le tome 1 était écrit à la première personne alors que le 2 est écrit à la première. Dans le tome 1, j’ai surtout écrit sur le fantasme des autres. Il s’agit plus de sexe et de situations sexuelles à l’état brut. Dans le tome 2, j’y mêle beaucoup plus de souvenirs personnels mais je parle aussi de lieux géographiques, d’histoire des pays d’Afrique, j’y parle de moi, de ma vie, comme ce sera le cas pour le troisième tome. Avec l’emploi du je, je me sens beaucoup plus à l’aise. Ce ne sont plus les fantasmes des autres, ce sont les miens. L’Afrique est toujours très présente dans vos récits. Comme je vous l’ai dit, c’est à Djibouti dans la Corne de l’Afrique de l’Est que j’ai vraiment découvrir mon corps et toutes ses nombreuses possibilités sensuelles, et le fait aussi que la nudité était quelque chose de très naturel. Beaucoup de mes souvenirs érotiques sont liés à l’Afrique et aux Africains.

Qu’est-ce que vous ressentez en écrivant ?

C’est à la fois très jouissif et ça me donne envie de rire. J’imagine que les foufounettes et les pénis de mes histoires sont des personnes réelles car ce sont vraiment les héros de mes textes. J’écris nue. Je me sens plus à l’aise, c’est beaucoup mieux pour écrire des histoires érotiques. J’ai l’impression, ainsi, d’avoir le corps et l’esprit libres. J’écris un peu partout chez moi et dans toutes sortes de positions. C’est un peu comme si j’avais une relation virtuelle avec mon ordinateur. Quand j’écris, je fais toujours des petites pauses pour me masturber. L’orgasme vient libérer des tensions qui se sont accumulées. Ensuite, après avoir joui, je me remets au travail et cela me parait encore plus facile d’écrire après un orgasme.

Photo de Maïna, Exercices sexuels de styleEt sur un plan plus personnel, qu’aimez-vous dans le sexe ?

Beaucoup de choses. J’ai dit un jour que ma pratique préférée était la stimulation du clitoris accompagnée d’une pénétration vaginale puis anale. Sinon, je n’ai pas trop de tabou et je suis ouverte à beaucoup d’expériences. Je prends du plaisir avec les hommes, avec les femmes… Je vais régulièrement dans les clubs échangistes mais ce n’est pas ce que je préfère. J’y vais surtout pour danser nue ou bien, pour aller voir dans les coins câlins ce qui se passe. En club, je préfère voir que participer. Le genre de situation qui m’excite vraiment, c’est le style de celle dont j’ai été témoin, il y a quelques temps. Nous étions dans une petite gare de province, un matin. Il y avait des gens qui attendaient le train pour aller bosser. Et dans un coin, il y avait un couple assis sur un banc. La fille était tout simplement en train de faire une fellation discrète à son copain. Voilà le genre de situation qui peut beaucoup m’exciter.

D’autres fantasmes ?

En dehors de faire l’amour avec plusieurs hommes, fantasme que je réalise car je pense que la majorité des fantasmes sont fait pour être réalisés, j’aimerais bien faire l’amour en apesanteur, dans une fusée ou un engin spatial.

Des projets ?

Des tas de projets ! Tout d’abord, le tome 3 des Exercices sexuels de style. Un livre sur le savoir-vivre érotique en collaboration avec Franck Spengler. J’ai envie de créer aussi mon blog. Et encore d’autres petites choses liés à l’érotisme. L’écriture est vraiment devenue une vraie passion.

Merci Maïna

Les deux ouvrages de Maïna Lecherbonnier, Exercices sexuels de style et Exercices sexuels de style 2 ont été publiés aux éditions Blanche. N'hésitez pas, non plus, à aller jeter un petit coup d'oeil sur le blog de Maïna


Publié par neomaster
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