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Blog Galeries des artistes » Amies, amantes
12.03.2008 14:54:29
Amies, amantes
Amies, amantes

 

En me préparant pour cette soirée, j'étais assez nerveuse. Certes, les bouffes entre copines n'avaient rien de nouveau pour moi, mais cette copine-là... La situation avait de quoi me faire gamberger : comment se comporte-t-on quand la fille de ses rêves à qui on a, dans un moment, d'égarement, avoué son désir, vous invite, trois jours plus tard, à passer la soirée chez elle ?

 

Et qui plus est, sans la moindre gêne apparente, comme si l'aveu honteux n'avait jamais eu lieu...
La copine en question, sans doute à mille lieues d'imaginer les abîmes de perplexité dans lesquels m’avait plongé son invitation, est une fille absolument divine. Un humour décapant assorti à un coquin minois, une peau plutôt mate dont la texture m'évoque la douceur d'un fruit mûr, une grâce absolue dans le moindre de ses gestes et surtout, cette espèce de chaleur qui irradie de tout son corps...

 

Un vivant cauchemar pour moi qui la côtoie quotidiennement. Amies, plutôt proches, nous nous voyons souvent et avant chaque rendez-vous, j'ai le ventre noué par un désir d'autant plus dur à réfréner qu'il est - ou plutôt était - silencieux.

 

Alors quand j'ai reçu, trois jours après ma confession imprévue, un message anodin sur mon répondeur, me proposant pour le soir même une "bouffe entre nanas", avec le même ton léger et rieur que les dizaines de messages qu'elle m'avait laissés depuis que nous connaissions, j'ai cru tomber raide !

 

Je ne pouvais pas refuser cette main tendue : si j'étais honnête avec moi-même, j'étais bien consciente du fait que j'avais de la chance. Pouvoir la garder comme amie après ce coup-là, c'était une sacrée aubaine, et je me sentais reconnaissante d'avoir pour copine une fille aussi tolérante. Alors j'avais décidé de lui prouver qu'elle ne s'était pas trompée en me donnant une autre chance.

 

En arrivant chez elle, je n'en menais pas large. Les mains moites, la gorge nouée, je me sentais perdre pied, et l'aspect insolite de la situation commençait à me troubler. Pourquoi ne pas avoir plutôt suggéré de passer la soirée avec d'autres amies communes ?

 

Je savais que nous serions seules, et il ne faisait soudain aucun doute que ce tête-à-tête était destiné à une sévère mais juste explication. Je la connaissais finalement trop bien pour espérer qu'elle passerait l'épisode sous silence, et si elle était d'accord pour passer outre, elle ne le ferait pas sous couvert de non-dits.

 

Je la comprenais, tout compte fait. Mais même une bonne engueulade ne m'effrayait pas, tant j'étais heureuse de me dire que je n'avais pas tout foutu en l'air avec mes gros sabots.

 

Elle m'ouvre, souriante et détendue, tandis que je me liquéfie sur place. M'embrasse aussi chaleureusement que d'habitude, se lance dans un bavardage léger, apparemment ignorante de mon malaise. Je me sens empruntée, gauche.

 

J'essaie néanmoins de prendre sur moi, et fais l'effort d'écouter ce qu'elle me dit, évitant soigneusement toutefois de la regarder. Je sais que je rougis facilement, et si pour le moment j'arrive à garder une contenance, je suis sur le fil du rasoir et un seul mot suffirait pour que je fonde en larmes, tellement je suis nerveuse.

 

Comment peut-elle être aussi désinvolte, aussi naturelle ? Feint-elle l’indifférence pour mieux me cueillir ? Joue-t-elle avec mes nerfs ? Je suis, ce soir, incapable de discerner ses véritables motivations, et j'ai l'étrange sensation de me trouver face à une inconnue... Si lointaine et si dangereusement proche. Malgré ma gêne, je ne peux m'empêcher de l'observer à la dérobée.

 

Bon Dieu qu'elle est belle ! En moi, les sentiments les plus tendres se mêlent à de sombres et violents désirs. Elle se penche pour attraper les verres posés sur la table basse, et j'entrevois dans l'échancrure de son débardeur ses seins généreux, un peu lourds, qui semblent me faire de l’œil.

 

Son sourire m'hypnotise et me fait fondre : j'ai envie de prendre son visage entre mes mains et d'effleurer de mes lèvres ses lèvres si douces, que j'imagine sucrées et aussi savoureuses qu'une pêche bien mûre.
Je m'éloigne, nonchalamment, et comme je me dirige vers la fenêtre, c'est de dos que je la vois maintenant ; dans la mesure où je ne suis plus à portée de regard, je la mange des yeux sans retenue.

 

Elle est toute en rondeurs, ma délicieuse amie : rondes ses épaules, rondes ses hanches, rond et plein ce cul pour lequel je me damnerais, à la fois ferme et moelleux, se balançant sous mes yeux comme autant de promesses de bonheur.

 

A la voir ainsi bouger devant moi, c'est la femelle en chaleur qui l'emporte : je me vois la saisir, la pousser sur un fauteuil, et dans un rêve je m'imagine tomber à ses genoux, relever sa jupe d'un geste et enfouir ma tête entre ses jambes, mordillant la peau si tendre, tout en haut, à l'intérieur des cuisses… Oh merde ! Je m'égare, encore !

 

Inspirant profondément, je quitte mon observatoire sournois et me rapproche de la table, fermement décidée à découvrir le fin mot de l'histoire : compte-t-elle me tenir suspendue à son bon vouloir jusqu'à la fin du repas, ou va-t-elle m'écharper tout de suite, pour en finir et me dire alors si nous pouvons repartir sur de saines bases amicales ?

 

Toute à mes réflexions embrouillées, je n'ai pas décelé le subtil changement dans son attitude. De badine elle est devenue sérieuse, comme si elle se concentrait sur quelque chose de très personnel, un vague sourire flottant sur ses lèvres. Je remarque au passage qu'elle a enlevé ses sandales, et je note également qu'elle a cessé de bavarder.

 

Le silence qui nous enveloppe soudain, passé inaperçu dans le vacarme de mon tumulte intérieur, me frappe de plein fouet. Abandonnant tout espoir de feindre l'indifférence face à son humeur si changeante, j'ose enfin lever les yeux et la regarder franchement, sans détours. Ce que je vois me laisse pantoise.

 

Elle me fixe intensément. Son regard est indéchiffrable. J'ouvre la bouche pour dire quelque chose, mais le "je vais t'expliquer" que je m'apprête à prononcer meurt sur mes lèvres car soudain elle avance vers moi, sans un mot.
Je reste plantée là comme une imbécile, bras ballants et bouche ouverte, voyant la proie de mes rêves fondre sur moi dans un délicat glissement de tissu et de peau.

 

A peine ai-je le temps de craindre son contact, à peine ai-je le temps de me demander ce qu'elle va faire que je la sens contre moi, calme et sereine. J'en suis encore à tenter de comprendre que sa bouche se pose sur la mienne, sans hésitation, dans un baiser dont l'ardeur et l'audace me suffoquent.

 

Je ne peux pas réfléchir, je ne sais plus qui je suis, ni qui elle est, et sans plus hésiter je lui rends son baiser, avec fièvre, passionnément. Ses lèvres s'ouvrent sous les miennes, et je sens avec stupeur sa langue hardie me fouiller... Nos salives se mêlent et sa main sur ma nuque me plaque contre elle.

 

Je cesse tout simplement de penser et je m'abandonne : je l'embrasse avec tout le désir que j'ai refoulé si longtemps. Je la déguste comme une friandise, incapable de me détacher de ses lèvres. Ma langue court sur sa bouche, en traçant les contours, et en la sentant frissonner je me presse instinctivement contre elle, le cœur battant à tout rompre.

 

Ses hanches épousent les miennes, et mes mains la saisissent à la taille, accompagnant tout en continuant à l'embrasser l'imperceptible mouvement de son bassin contre mon ventre. La douceur et la précision de mon geste semblent déclencher chez elle un redoublement d’ardeur : sa main quitte ma nuque et vient se poser sur mon épaule, et dans un déferlement d’émotions je vois ses doigts glisser entre mes seins, défaisant les deux premiers boutons de mon chemisier.

 

C’en est trop ! Mon cœur menace de lâcher et je recouvre brusquement toutes mes facultés mentales. Il faut qu’on m’explique, il faut qu’elle me parle, je ne peux me laisser entraîner sur cette pente glissante, et ô combien délicieuse sans savoir…

 

Alors que cinq minutes plus tôt je rêvais de la prendre, de la posséder, c’est elle maintenant qui paraît mener la danse et elle me tient à sa merci. L’idée me traverse que c’est peut-être une vengeance, mais je ne peux m’être trompée à ce point sur le désir que j’ai senti en elle. A mes questions silencieuses elle apporte soudain une réponse on ne peut plus explicite.

 

D’une voix limpide, contrastant avec son souffle encore haché, elle me dit, mutine :
 - Espèce de petite garce… Tu as mis le temps pour me le dire ! Tu sais combien de fois je me suis caressée en pensant à ta bouche, à ta main entre mes cuisses ?

 

Je n’en crois pas mes oreilles. L’ampleur du malentendu me laisse sans voix ! Ai-je bien compris le sens de sa phrase ?
- Mais…
- J'attendais que tu te décides. Je ne voulais pas te brusquer.
- Ca se voyait tant que ça ?
- Moi je le voyais. Je le sentais… Mais je n'étais pas sûre. Tu nous as rendu service il y a trois jours, tu ne crois pas ?

 

Lentement, mon cerveau se remet à fonctionner. Non que je sois en état de réfléchir vraiment - je suis bien trop excitée pour ça - mais tout doucement mon esprit d'habitue à cette merveilleuse idée : mon désir est partagé… Et des pensées désordonnées qui m'agitent, une certitude émerge, d'une simplicité magique : je suis debout contre elle, car elle ne s'est pas écartée d'un pouce, et rien ne me retient désormais. Je peux laisser libre cours à cette passion dévorante : il n’y a plus d’interdits.

 

Alors je décide de ne plus penser, et de savourer mon bonheur. Tout le stress accumulé depuis trois jours, les questionnements, l'angoisse, tout cela n'existe plus. Rien d'autre ne compte que son souffle sur ma joue, que ses mains toujours posées sur moi.

 

Elle est légèrement appuyée sur mon épaule, et attend sans aucune inquiétude que j'encaisse ce qu'elle vient de me dire. Elle attend aussi sans doute que je reprenne l'initiative, car elle reste immobile, patiente, silencieuse, et tendue vers moi.

 

Ma main retrouve le chemin de sa taille, et je commence à la caresser, un peu craintive. Je tire sur le débardeur et le soulève pour caresser de ma paume la courbe délicieuse de sa hanche. Sa peau est chaude et douce.

 

Mes doigts remontent le long de son dos et dans un soupir de plaisir elle ferme à demi les yeux… Puis les rouvre soudainement, comme sous le coup d'une décharge électrique, ce qui a pour effet de me rendre toute ma fougue : je me penche et nos bouches se reprennent. Cette fois le baiser est langoureux.

 

Délivrées de nos incertitudes, c'est avec une savante lenteur que nos langues jouent l'une avec l'autre, prémices à d'autres plaisirs. En même temps que nos gestes, ce sont nos mots qui se délient. Délaissant sa bouche pour mordiller la peau tendre de son cou, je lui murmure qu'elle m'excite, que sa peau me rend folle… Que je vais la dévorer toute crue.

 

En réponse, elle se détache de moi un bref instant pour faire passer par-dessus sa tête son débardeur.
La voilà à moitié nue dans mes bras, échevelée, les yeux brillants : je salive de plaisir anticipé. La prenant par la main, je l'emmène jusqu'à sa chambre, où je l'assois sur le lit.

 

J'écarte légèrement ses cuisses, je m'agenouille devant elle, et dans un geste très sensuel elle s'appuie sur ses paumes et se renverse en arrière. Ainsi offerte, elle est sublime et je le lui dis, ce qui la fait rire. Avançant vers elle, toujours à genoux entre ses jambes, j'approche ma bouche de ses seins, et tandis que ma langue les effleure, je les prends dans mes mains, les enveloppant de mes paumes. Ils sont doux, vivants, et sous ma langue ont un goût délicieux.

 

Avec gourmandise, ma bouche se referme sur un téton, et j'aspire doucement, je titille, je lèche, sans me presser. Elle s'est redressée et accompagne mon mouvement de sa main à nouveau posée sur ma nuque. J'ai la tête enfouie dans ces seins merveilleux, et le petit bourgeon que je suce avec délices se dresse sous ma langue, pendant que d'une main je flatte l'autre, tendrement.

 

Elle aime, ça ne fait aucun doute. Son souffle se précipite et c'est tout son corps qui ondule contre moi à présent. Elle laisse échapper de petits gémissements étouffés qui achèvent de me retourner les sangs.

 

Malgré tout, je reste prudente, un peu hésitante… Je ne veux pas la brusquer, en dépit du désir violent qui me brûle le ventre et du sien qui paraît évident. Un reste d'anxiété à l'idée d'être repoussée m'incite à la douceur et à la patience. Tout en butinant sa poitrine de plus belle, mes yeux se ferment et je pense à sa chatte, que j'espère gorgée de désir, gonflée, trempée…

 

C'est elle que ma langue aimerait titiller, mais je n'ose franchir l'invisible barrière qui se dresse encore entre mon désir et son plaisir à elle. Je ne sais ce que j'attends au juste : un encouragement plus explicite que ses gémissements, un geste, un murmure ?

 

La réponse ne se fait pas attendre. Elle se dégage soudain, me repousse gentiment et se redresse, en attrapant ma main. Debout devant moi, elle me fait pivoter, et me pousse en riant sur le lit, sur lequel je tombe à la renverse, étonnée, heureuse, incertaine…

 

Elle se met à genoux, glisse une jambe entre mes cuisses pour me les faire ouvrir, et ses deux mains remontent le long de mes jambes, lentement. Elle a l'air sûre d'elle, et dans son regard qui pétille je lis les prémices d'une explosion de plaisir pour nous deux.

 

Dans ma naïveté j'ai toujours pensé que si je posais un jour la main sur elle, je pourrais au pire la trouver vaguement réticente, au mieux consentante mais passive. Alors que là ! Ardente, entreprenante… Je retiens ma respiration en sentant sa main arriver sur mon ventre, puis redescendre sans hâte. Un doigt se glisse sous ma culotte, l'écarte et va fureter le long de ma fente, que je sais mouillée et que je sens palpitante.

 

Elle se décale pour s'installer confortablement, et sa paume me saisit sans autre forme de procès, me masse la chatte, ses doigts glissant, plongeant pour me pénétrer avec adresse et me mouiller ensuite toute entière avec mon propre jus. Je me cabre sous la caresse, retenant toujours mon souffle par saccades.

 

Quand elle atteint mon clitoris, un râle jaillit. La garce ! Elle sait y faire !
Elle me tourne le dos, et j'en profite pour attraper ses fesses à pleines mains pendant qu'elle commence à me branler délicieusement, deux doigts posés à plat sur mon clitoris, alternant savamment de petits cercles et de lentes allées et venues jusqu'au puits trempé.

 

Comme elle me sent pressée de la caresser aussi, elle se penche et relève du coup son joli cul rebondi… Alors je la saisis par les hanches, la faisant reculer jusqu'à moi, salivant à l'idée de découvrir enfin la cible dont j'ai tant rêvé. Presque à quatre pattes, elle est magnifiquement cambrée, me présentant sa croupe sous une jupe qui me semble maintenant plus que gênante.

 

Je la relève, la roule sur sa taille, et par en dessous je cueille son sexe dans ma main.
Il emplit ma paume, et je souris en trouvant la culotte moite… Dans le même geste, elle m'enjambe, m'offrant ainsi la vue à quelques centimètres de mon visage de sa chatte tendue sous le tissu. Je n'irai pas par quatre chemins, c'est certain.

 

Et comme je commence à écarter sa culotte tout en couvrant de baisers et de coups de langue l'intérieur de ses cuisses, elle, de son côté, se penche et vient poser sa bouche sur les lèvres de mon sexe.

 

Divin contact, inattendu et tellement troublant ! Elle commence à me lécher de haut en bas, et sa langue me fait perdre la tête. Elle est si douce que la caresse est un velours. Alors sans aucune retenue, je me jette à mon tour sur son joli petit minou, que je découvrirai de ma langue avant même de le voir et de le caresser.

 

Je m'en fous, je rêve de lui bouffer la chatte depuis si longtemps que je ferai les présentations plus tard… J'écarte la culotte, la tire entre ses fesses et je respire avec bonheur le parfum de son sexe. C'est chaud, à la fois sucré et musqué, enivrant.

 

Elle s'affaire toujours entre mes cuisses et accompagne sa langue de ses doigts à présent. Je balance mes hanches en cadence, l'encourageant du mieux que je peux, mais alors que je m'attends simplement à la sentir hasarder un doigt dans ma chatte, elle laisse glisser ses doigts trempés de mon jus et de salive mêlés jusqu'au sillon qui mène à mes fesses, et très naturellement commence à me masser la raie des fesses, la mouillant, l'écartant. Ses doigts tournent autour de l'œillet, et je sens mon cul qui s'offre…

 

Sa langue me torture de plus belle et je gémis sans aucune pudeur, incapable de songer à l'arrêter. Elle me suce le clitoris, délicatement, sans me pincer, et tout en m'amenant lentement, sûrement au point de non-retour, elle enfonce très doucement ses deux doigts, les retire, les enfonce à nouveau, sans brusquerie. Investie, léchée comme jamais, je m'abandonne aux vagues qui montent…

 

Comment décrire la tendresse qui m'envahit à cet instant ? Cette caresse triviale, obscène, est tellement délicieuse qu'elle résonne en moi comme le plus doux des mots d'amour. Je voudrais me laisser emporter par sa bouche, et lui transmettre mon plaisir, un plaisir total, absolu, infini…

 

Je vais jouir et je n'ai pas besoin de le lui dire, elle le sait et sa bouche se referme sur mon bouton, l'aspirant plus fort, sa langue appuyant par vagues pour m'amener à l'orgasme. Il monte du fond de mon ventre et me submerge soudain, violent et libérateur.

 

Je jouis dans de longs spasmes, que je sens irradier jusqu'au bout de mes doigts, des décharges puissantes, qui doivent l'inonder autant qu'elles me transportent. Je jouis avec toute la force de cette passion longtemps contenue, avec toute la violence de mon corps mis au supplice depuis des mois.

 

Je m'entends gémir et ma voix me semble assourdie, mais je réalise que j'ai toujours la tête entre ses cuisses et que j'étouffe mon plaisir contre sa peau, dans la chaleur de son intimité aussi ruisselante que la mienne...
Je reviens sur terre, tout doucement.

 

Les battements de mon cœur s'apaisent peu à peu, et je me demande comment j'ai pu me montrer si égoïste et laisser cette divine créature, dont j'ai tellement rêvé et à qui j'aurais voulu donner tant de plaisir, me prodiguer la première une caresse si définitive dans sa signification.

 

Serais-je un macho version femelle ? La faire jouir avant de m'autoriser à jouir ? Mes regrets ne sont que passagers, car ma victoire est d'être une femme et non un homme... Après tout, qu'importe de savoir laquelle des deux jouit la première puisque notre plaisir est sans limites ?

 

J'ouvre les yeux, comblée et pleine de gourmandise, pressée de la goûter à mon tour et de lui rendre ce plaisir que j’ai l’impression d’avoir volé.


Proposé par Lorcah