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Blog Galeries des artistes » La première image est floue...
12.03.2008 15:00:41
La première image est floue...
La première image est floue...

 

Je ne sais pas bien où je suis, un lit tient le milieu de la pièce, je ne vois que lui pour l’instant. Un lit vide, simple. Draps blancs immaculés, deux places, oreillers délicats. Il me parait si difficile de marcher que je choisis de glisser doucement vers ce lit, étrange changement de perspective. Il me faudra des heures pour l’atteindre, mais je ne m’en préoccupe pas, j’ai le temps. Le temps de respirer, d’observer.

 

D’ailleurs les contours de la salle se précisent, je peux maintenant distinguer les alentours. A un mètre du lit sur la gauche, un mur percé d’une fenêtre sans rideau. Fait-il jour, nuit ? Une vague lueur nimbe le couvre-lit, je ne saurais dire.

 

Sur la droite du lit s’étend un immense dortoir, à perte de vue. Cependant notre lit semble unique, je le reconnais comme je te reconnaitrais dans la foule… Dans le dortoir grisâtre chacun des autres lits est occupé, les couvertures bombées qui se lèvent et s’abaissent en rythme pavent l’espace.

 

Alors que je me perds en contemplation, un bruit derrière moi, une porte qui s’ouvre. Je me retourne en continuant ma progression vers le lit, dans mon dos désormais. Je fais face à une porte de bois massif qui s’entrouvre, laissant échapper une odeur rassurante de savon.

 

La vague de vapeur vient me heurter de plein fouet, caressante, enivrante. J’en oublie les autres lits, j’en oublie même notre lit, cette porte tient le centre de mon univers. Le rayon tamisé qui filtre par l’entrebâillement s’étire jusqu'à s’étioler, s’effriter, pour devenir brusquement une lumière puissante, je dois porter une main tremblante a mes yeux.

 

Un pied pointe hors de la lumière. Un petit pied, fin, à la peau rose et brillante. A sa suite, obstruant progressivement la lumière, ta silhouette se découpe. Une jambe gracieuse qui disparait à mi-cuisse sous un rideau de soie moirée. Plus haut la courbe de tes hanches plonge vers ta taille. Je ne peux pas encore distinguer ton visage.
Tu marches vers moi, doucement.

 

Alors qu’il ne te reste qu’un pas à franchir, les mouvements s’accélèrent, je vois tes bras se soulever et s’accrocher autour de mon cou, tandis que sur la pointe des pieds tu viens caler ta tête sur mon épaule. Mes deux mains épousent la cambrure prononcée de ton dos, flattant cette ligne concave que j’aime tant. Combien de temps reste-t-on ainsi ? Une heure, une vie ? Je sens tes cheveux, et ma tête en tourne. Ils sont tout à la fois frais et chaud, je ne peux m’empêcher de penser au pain doré juste sorti du four.

 

Puis mes pensées divaguent, assaillies par les sensations corporelles. Ta poitrine qui saille sous le tissu et qui appuie légèrement sur mon torse, tes doigts qui parcourt à peine la naissance de mes cheveux, mon cœur qui bat a tout rompre…

 

Tu relèves la tête, un petit sourire aux lèvres, un sourire que je ne peux percer et qui m’envoute. D’un coup sec tu me pousses en arrière, et je n’ai aucun doute sur le moelleux du matelas qui va m’accueillir.
C’est incompréhensible, mais je suis sur le ventre, les bras pliés de chaque coté de ma tête. Je n’ai pas à choisir de poser telle ou telle joue sur le matelas, mon front seul tient lieu d’appui, sans gêne. J’entends le souffle de tes pas sur la moquette épaisse, et je retiens le mien.

 

Le matelas se creuse pour t’accueillir, et je sens le tissu de ta nuisette frotter le bas de mon dos alors que tu t’agenouilles. Assise sur mes cuisses, tu commence à parcourir mon dos déjà frémissant. La senteur de l’huile me parvient, en harmonie parfaite avec les derniers effluves de la salle de bain. Tes mains pétrissent doucement mes muscles douloureux, trouvant chaque point contrit, le travaillant sans relâche pour l’abandonner extatique.

 

Parfois tes doigts se perdent sur mon cou, jouent délicatement avec mes oreilles, pour se précipiter à la suite du frisson vers le bas de mon dos.

 

Un moment de silence m’interpelle et exacerbe mes sensations, dans l’attente du prochain mouvement. Un très léger froissement me parvient et je souris. Je peux sentir le voile éthéré de la soie tomber sur ma peau, alors que tu te penches sur moi. Je tressaille lorsque le contact s’établit, la douce pression de ton buste me retient de sursauter.

 

Ta bouche se perd dans mon cou, remonte à la naissance de mes lobes, prétendument ignorante de l’explosion cérébrale toute proche. Puis, très doucement, ta poitrine parcourt mon dos, effleure mes muscles désormais relaxés, pour apporter un soupçon de plaisir. Tes mains glissent sans cadence de chaque coté de mon torse, amplifiant le bien-être dans lequel je baigne tout entier.

 

Dans une dernière descente, tes mains griffent mon dos et tu glisses le long de mes jambes, puis pivotes. Tes mains ne s’arrêtent pas malgré ce demi-tour et atteignent bientôt la plante de mes pieds, sans trop insister. Tes genoux et tes mollets enserrent mon buste depuis les hanches. La sensation de tes mains sur mes jambes, caressantes et pressantes, affole mon cerveau.

 

Progressivement tu remontes vers le haut de mes cuisses, alors que tes doigts descendent jusqu'à effleurer le matelas. Tu insistes jusqu'aux limites de ma conscience, une de mes mains serrant ton pied sucré de plus en plus fort.

 

Sans un mouvement d’air, tu es assise à mes pieds et une infime pression me pose sur le dos. Je te distingue très nettement, souriant doucement. Sur ton bras droit repose négligemment une fine bande de tissu, mais malgré cela ta poitrine est découverte, délicate dans la pénombre. Ombres et lumière s’amusent du tissu chamarré.

 

Tes yeux montent vers moi alors que tes mains se posent sur mes tibias. Ils brillent dans la lueur des bougies qui entourent maintenant le lit. Tes mains suivent mes jambes alors que ton corps câlin se déplie, effleurant, caressant, jouant parfois.

 

Comme une plume, il vient enfin se poser, et tu t’allonges de tout ton long pour m’enlacer, une main derrière ma tête et l’autre posée à plat sur ma poitrine. Tes lèvres se portent aux miennes, comblent l’infini pour en créer un autre, doux, tendre, plein, coloré …

 

Je te serre contre moi, et doucement je déplace ton corps sur le matelas, entouré des volutes de l’édredon épais. Je me redresse, électrique, déposant à la base de ton cou un baiser tendre. Sans poser mes mains sur ta peau brulante, je descends le long de ton bras, effleurant de mes lèvres le fin duvet et j’embrasse tes doigts.

 

Tes yeux se sont fermés, tes paupières se crispent spasmodiquement, et un petit soupir t’échappe lorsque j’embrasse ton ventre. Ma langue vient doucement chercher ton nombril pour s’y attarder un peu, avant de suivre l’inflexion de ton ventre vers ton flanc à la peau de satin.

 

Alors que je me délecte de ta peau fraiche, mes mains remontent ton corps pour venir serrer tes cotes et mes pouces se perdent à la base de tes seins. Je nous débarrasse des derniers reliquats de ta nuisette pour te découvrir nue. Je viens embrasser tes cuisses en tenant tes hanches, puis je viens te lécher délicatement l’aine, montant et descendant, embrassant, mordillant avec précautions, laissant ma langue vagabonder à ton gré.

 

Alors que je viens à ta rencontre, ma main suit ta jambe et se cale délicatement. Je t’embrasse dans le cou. Tu entrouvres les yeux pour me dire d’une voix lointaine qu’il y a du monde dans le dortoir et qu’on pourrait nous voir, et, sans que cela nous gêne, le dortoir s’éloigne. Tu caresses le dos de ma main qui te caresse, et tu viens partager la chaleur de nos corps.

 

Tu te tournes et je suis derrière toi, longtemps, longtemps… Puis tu me bouscules sur le dos dans un accès, tu viens t’accroupir sur moi, en plongeant parfois ton visage ds mon cou tendu. Comme lorsque tu es apparue, ton corps se découpe sur la lumière, désormais plus faible, qui émane toujours de la porte. Tu te balances en rythme dans un tourbillon d’effluves, quelques cheveux collés à la tempe.

 

Tes yeux si bleus ne semblent plus fixer de point précis, moi-même je te distingue moins que je ne t’imagine, entrainant mon corps et mes sens dans un précipice exquis et lumineux…
Alors que tu t’allonges à coté de moi, le dortoir a totalement disparu, happé par l’horizon, il reste toi, moi, quelques bougies vacillantes, une fragrance de bonheur et une nuit ensemble à venir…


Proposé par dawi