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Blog Galeries des artistes » Le grain de beauté
17.03.2008 13:17:06
Le grain de beauté

Le grain de beauté 


Je n'ai jamais pu résister aux femmes qui arboraient un grain de beauté. Le grain de beauté attire le regard plus sûrement que tout signe de féminité. Il m'aimante, m'aspire, je suis captivé. Parfois plus subtilement entrevu grâce au mouvement d'un tissu, point d'orgue d'un décolleté, petite puce espiègle que caresse un ruban, une dentelle, je laisse le vent, le geste, dévoiler cette petite imperfection qui transforme la plus banale en femme dotée d'une exquise sensualité.

 

La première de la liste était rousse. Sa chevelure effleurait à chaque dodelinement ce petit cercle d'une teinte à peine plus sombre qui semblait ponctuer sa bouche, les lèvres entrouvertes mimant l'exclamation. Je l'appelais Maryline, à cause de la star. J'ai oublié son véritable prénom ou ne l'ai jamais su. J'en étais fou. J'ouvrais la bouche de cette femme de mes doigts, et, son grain de beauté en point de mire, je lui faisais gober ma verge aussi sec. La salve était tirée en plein mil. Son grain de beauté perdait de sa superbe, je m'apaisais.

 

Je ne sais plus très bien dans quel ordre elles se sont succédées. Mylène et ses mélanomes symétriques ou Céline au grain de café dorsal ?

 

Avec Mylène, j'explorais un labyrinte sensoriel. D'un grain de beauté à l'autre, je tendais un fil de yaourt ou de miel, une cordée de raisins croquants, de souples zigzags de chocolat. Je la lapais consciencieusement des omoplates au ventre charnu qui présentait un nombril entouré de ces merveilleux grains marron, du ventre jusqu'aux fesses, et pour ne pas oublier de passer ma langue sur tous les grains de beauté de son corps, j'explorais sans relâche les zones sombres, creuses, où certains se cachaient peut-être.

 

Elle gémissait, ma langue dans son anus, ma langue s'enfonçant tant que je pouvais dans son vagin, ma langue voulant toucher ses tympans. Ses creux, j'en étais sûr, recelaient d'autres grains de beauté. J'étais insatiable de découvertes. Quand ma langue n'y suffisait pas, j'enfonçais mon sexe si dur pour atteindre un fond insondable.

 

Céline était coquette, enjouée. Je l'ai croisée en été, elle avait le dos nu et son grain de beauté, énorme, insolent, s'étalait copieux, gourmand. J'aimais en faire le tour de mon index, c'était un manège entêtant, mes pensées chamboulaient. Je ne pouvais la prendre que par derrière, ventre aplati sur le sol ou à quatre pattes sur une table basse. Je lui demandais alors de miauler pendant que je m'enfonçais. Mais la dernière giclée, cela va sans dire, je la destinais ài cette tache dorsale, cet énorme exutoire, ce grain de café que je voulais moudre, dissoudre, pour qu'il ne hante plus mes pensées.

 

C'est à cette période que tout a commencé. Je prenais un feutre d'une teinte proche, me tapissais dans l'ombre, les soirs où je ne supportais plus la solitude, et me jetais sur la première femme venue pour lui dessiner des grains de beauté sur toutes les parcelles de son corps. Elles hurlaient toutes, ne comprenaient pas que je les embellissais. Ainsi parées, je les embrochais.

 

Je me souviens des policiers et puis de cette salle blanche. Je ne sais pas ce qu'il m'arrive, j'ai peur d'avoir moi-même des grains de beauté. Il m'en pousse sur les bras, il m'en pousse sur le torse. Est-ce que je suis malade ?

 


Proposé par Steph