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Blog Galeries des artistes » Les yeux bandés
07.03.2008 08:53:52
Les yeux bandés

Les yeux bandés 

 

« Je veux que tu viennes chez moi et que tu réveilles mon colocataire. »

 

Il pensait que j’allais me dégonfler. J’aime les forts en gueule parce que ils sont faciles à désarçonner. J’ai enfilé mon vieux jeans et mon bustier en cuir à même la peau et j’ai remonté l’avenue jusqu’à chez lui.

 

J’ai sonné à la porte. Il m’a ouvert en plaisantant : « Non Mademoiselle, nous n’avons pas besoin d’aspirateur ». Puis il m’a enlacé tendrement. Ca faisait deux mois qu’on ne s’était pas vu. On s’était d’ailleurs quittés sur une engueulade qui aurait du faire office de fin de non « se revoir ».

 

Il m’a proposé un thé. Pendant qu’il faisait bouillir l’eau, je suis allée dans sa chambre et me suis allongée sur son lit. Quand il est revenu de la cuisine, il avait son sourire de gamin qui m’avait fait craquer la première fois. Il a fait semblant de m’engueuler : « Tu aurais pu enlever tes chaussures, tu vas dégueulasser mes draps ! Et arrête de me regarder comme ça, tu me fais bander ! »

 

Gros éclats de rire. D’un geste rapide il m’a ceinturée et a fait tomber mes sandales en bas du lit. J’ai fait semblant de me débattre mais en moins de temps qu’il ne le faut pour le dire, il a défait les boutons de mon pantalon et l’a fait glisser le long de mes jambes. Il a continué de m’insulter en riant. « Ma p’tite salope, arrête ce jeu là avec moi. De toute façon, je n’ai pas envie de toi ! » Ne ment pas Pinocchio, ton nez s’allonge.

 

Notre étreinte n’eut rien d’un conte pour enfant. Où alors, la Belle et la Bête version Marquis de Carabas. Quand nous nous sommes écroulés épuisés sur le lit, la sueur coulait sous mon bustier. J’allais l’enlever pour offrir à mon corps un peu de fraîcheur quand il a retenu mon geste en riant : « Tu oublies que tu n’es pas venue ici pour t’amuser Princesse. Tu as une mission. »

 

Il a attrapé le foulard qu’il avait préparé, m’a bandé les yeux et m’a entraîné avec lui dans la chambre de son ami. Il m’a fait m’agenouiller au bord du lit. « Hey mec, réveille-toi ! J’ai une surprise pour toi. »

 

Je ne connaissais pas le colocataire. J’avais juste vu sa tête sur internet. Je savais qu’il était colombien, agent de sécurité et qu’il écoutait de la salsa jour et nuit (au grand dam de mon amant). Et dans le noir, je vérifiais ce détail tout en découvrant qu’il dormait à même le sol sur un matelas pneumatique.

 

Après avoir trouvé mon équilibre, mes mains ont soulevé les draps, touché son ventre lisse et sont descendu lentement vers le bas. Je l’ai entendu s’exclamer joyeusement : « Hmmm, bonjour mademoiselle ! ».

 

Tout en me caressant le postérieur, notre ami commun lui a lancé : « Tu peux lui parler en espagnol, je suis sûr que ça va l’exciter. » Malheureusement, il m’en aurait fallu un peu plus pour m’exciter. Ce que mes mains venaient de découvrir était un sexe qui ressemblait à un appéricube comparé à l’idée que je me faisais du festin. J’ai quand même mis ce petit bout de chair dans ma bouche espérant un miracle. Ma langue l’a enrobé, caressé, encouragé, mais malgré mes efforts il ne sut prendre des proportions qui auraient pu me paraître raisonnables.

 

Sur mes fesses, je sentais la caresse du sexe puissant de celui qui avait organisé cette rencontre. Je le maudissais en silence, la politesse m’imposant de ne pas parler la bouche (presque) pleine. Lorsqu’il a voulu me pénétrer, le matelas s’est dérobé sous mes genoux et je me suis sentie partir en avant. J’ai lâché le mini sexe que j’aurais pu croquer dans un mauvais réflexe et me suis rattrapée de justesse avant de tomber. Je me suis redressée en rigolant et j’ai retiré mon bandeau. « Les gars, on change de lit ! » En me relevant, j’ai lancé un regard noir à mon amant qui a roulé des yeux d’un air désolé.

 

Arrivée dans l’autre chambre, j’ai décidé de prendre mon temps. J’étais venue ici pour me soumettre mais la situation me donnait des envies de domination. J’ai attrapé la tasse de thé qui avait eu largement le temps de refroidir. Je me suis assise dans le fauteuil, une jambe par-dessus l’accoudoir offrant mon intimité aux regards gourmands des deux comparses allongés sur le lit. J’ai trempé mes doigts dans le breuvage et je les ai glissé dans la moiteur de ma fente. Fraîche sensation qui me fit frissonner. Sous mon bustier, je sentais la pointe de mes seins se durcir.

 

« Touchez-vous ! » ai-je lancé d’une voix calme. Je savais que mon fort-en-gueule n’allait pas supporter cette situation. Il n’était pas du genre à se laisser donner des ordres. Et même si l’idée de partager une femme avec son ami l’émoustillait, celle de se retrouver nu seul avec lui dans un lit devait lui déplaire. Du tac au tac, il me dit : « Non, non, non, ma p’tite salope, toi tu vas sur le lit pour t’occuper de lui et moi je prends le fauteuil ».

 

Il s’est levé, m’a pris la tasse des mains et ma tiré hors du fauteuil. Tout en me mordant le cou, il a fermement serré sa main sur une de mes fesses. Puis d’une tape m’a encouragé à rejoindre son ami sur le lit. Petit chiot excité couché sur le dos, ce dernier me faisait pitié. J’ai commencé à lui parler en espagnol : « Te gusta el té cariño ? ».

 

J’ai posé doucement mon sexe humide sur sa bouche attendant de sa langue une efficacité dont je pensais son onzième doigt incapable. Espérance vaine… peut-être parce que le jeu ne m’amusait plus. Décidée à en finir rapidement je me suis posée plus bas et ai demandé un préservatif. En l’enfilant sur ce petit membre ridiculement dressé, je n’ai pu m’empêcher de rire intérieurement en pensant qu’il risquait de « se déchausser » en pleine action. Un peu plus tard, j’ai eu grand peine à ne pas laisser éclater ce rire intérieur quand en espagnol il m’a demandé si je le sentais bien !

 

Comme pour me sauver de la situation, mon téléphone s’est mis à sonner. Sans même m’excuser, je me suis dégagée laissant le coloc en plan. Mais mon portable s'est tu avant que je n'accède à mon sac resté en bas du lit. Alors que penchée en avant j’écoutais le message qu’on m’avait laissé, il est venu se placer derrière moi et a entrepris de me limer énergiquement. Mais ses mouvements saccadés me laissaient insensible. Je le sentais s’énerver, s’acharner à vouloir me faire jouir ou bien à jouir lui-même.

 

Mon regard a croisé celui de mon amant qui observait la scène amusé. J’ai fait une grimace. Il s’est aussitôt levé en disant : « Ca suffit ! Laisse la tranquille. » Il m’a serré contre lui tout en repoussant brutalement son ami. « Je l’aime bien cette fille. Elle mérite mieux que ça ». L’autre a maugréé quelques mots comme quoi il en voulait plus, mais son heure était désormais passée.

 

Blottie dans les bras rassurants de mon vieux complice, mon regard plongé dans le sien, j’ai entendu au loin la porte de la chambre qui claquait avant de m’abandonner à ses baisers.


Proposé par Myriam