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Blog Galeries des artistes » Mon conte érotique
23.04.2008 14:04:44
Mon conte érotique

 

 

C’est drôle parfois comme le corps se fait plus présent que l’esprit. Quand c’est lui qui fait agir. En général, c’est mon cerveau qui guide mes actions, je réfléchis toujours beaucoup avant de faire quoi que ce soit. J’ai un côté très (trop ?) cérébral, mais parfois, comme je disais, c’est ma peau qui parle. Ma peau, mes membres, mes tripes. Mon nez, aussi.

 

Je ne sais pas vraiment si mon odorat est suffisamment développé pour capter les effluves sensuels et sexuels d’une autre personne, mais quoiqu’il en soit, dans ces cas-là, j’ai l’impression de les sentir. Je peux me promener dans la rue, qu’il pleuve ou qu’il fasse grand soleil, et je croise le regard d’un homme, beau ou pas, élégant ou plutôt décontracté, et en une inspiration, tous mes sens sont en éveil. J’ai des cheveux courts, et je sens les petits cheveux sur ma nuque qui se hérissent, la peau de mon crâne qui se tend, je papillonne des yeux, j’ai le souffle court. Mais ça ne dure que quelques secondes. Et pourtant, je reste perchée toute la journée, un peu rêveuse, un peu frustrée.

 

Et jusqu’à présent, voilà, il ne se passait rien. Parfois, je peux sentir que l’autre a aussi senti cette vague d’hormones, mais point. Peut-être un sourire, tendre je dirais.

 

Mais là, maintenant, enfin ces temps-ci, mon corps parle beaucoup plus que d’habitude. Au début, ça m’a surprise. Quand ces simples regards se transforment en une nuit plus que torride, ça fait un drôle d’effet. Surtout quand ça se répète. Quand ce n’est pas qu’une fois comme ça, comme par chance. C’est peut-être parce que je me sens toujours amoureuse de l’homme avec qui je ne suis plus. Amoureuse mais libre.

 

Je ne suis pas très difficile en matière de garçons. Du moment qu’il y a un petit quelque chose d’attirant, quelque chose qui retienne mon regard, je suis partante. Et je sens vite s’il y a moyen de moyenner. J’aime le moment où l’un et l’autre se retiennent de s’embrasser goulûment, de se déshabiller d’un coup et de faire l’amour très vite, n’importe où, juste pour satisfaire un désir qui fait mal. Au lieu de ça, comme on est tous à peu près civilisés, on discute, on rougit, on s’effleure.

 

Ah oui, j’aime aussi beaucoup ça, quand on se rapproche doucement pour mieux entendre ce que dit l’autre, quand on sent le souffle chaud, les pores serrés, presque la chair de poule. J’ai souvent des décolletés, car ça me donne l’impression de mieux respirer, et quand je baisse les yeux, je vois c’est petites piques qui se forment sur ma poitrine.

 

C’est joli, et en plus, ça m’excite. Si je commence à me cambrer et à me réhydrater compulsivement les lèvres, c’est que le désir aura besoin d’être satisfait, d’une manière ou d’une autre. Et si par chance, une main se pose au creux de mes reins, je sens mes vaisseaux sanguins se dilater. A rush of blood to the head. Ca donne terriblement envie d’effleurer du bout des doigts la peau de l’autre. Le cou, les mâchoires, les lèvres, les pommettes, le torse, surtout s’il est délicatement dessiné, puis le ventre, souvent dur chez les hommes. Et le bas du dos, aussi. Quand on est debout, c’est à peu près tout ce qu’on voit, et tout ce qu’on peut toucher sans se baisser. Donc je laisse les jambes pour plus tard.

 

Et comment garder ces moments précieux pour soi-même, sans que les autres (car pour ma part, je ne sors jamais seule) s’en aperçoivent. Comment faire pour se retrouver seule à seul. C’est souvent au moment du départ, ah ben non, moi je vais par là, ah toi aussi, bon ben, on va par là nous, au revoir alors, hein. Ce qui est magique, c’est qu’on se croit discrets.

 

Si l’amour est aveugle, le désir rend peu au fait de ce qui se passe autours de soi. Et quand, enfin seuls, enfin tranquilles, alors qu’être avec les autres nous protégeaient d’un contact physique prolongé, on parle, on discute, essayant de retarder le moment où il faudra soit avancer, soit reculer. En général on s’avance. Le premier contact de deux bouches, c’est tellement agréable.

 

Et puis, on a enfin la possibilité de constater s’il embrasse comme on aime ou pas. S’il pose sa main sur ma nuque, ou plutôt sur mes reins, s’il me serre contre son corps, ou s’il se contente de toucher tout ce qu’il peut. Et ce moment peut durer une éternité. Jusqu’à ce qu’un se décide, où on va, ou plutôt, on fait quoi ? C’est finalement le moment le moins sensuel, car on marche, et même si on parle, c’est plutôt pour meubler, car bon, le désir est monté, et pourquoi attendre des heures avant de le satisfaire ?

 

Après, c’est tout simplement le bonheur de découvrir les habitudes de l’autre. Comment il s’y prend. J’aime les hommes qui me déshabillent, que ce soit doux ou pas, mais juste sentir qu’ils prennent le contrôle, ne serait-ce que pour quelques minutes.

 

En fait, j’aime quand c’est réciproque. Déshabiller un homme. Pouvoir toucher sa peau, voir la forme de son corps, et bien sûr, voir ce qu’il y a à voir. Est-il déjà excité, et si oui, comment est-ce. C’est le moment qui m’excite le plus, et à partir de là, je suis presque incontrôlable.

 

Je n’ai pas vraiment d’habitudes, je fais juste ce que je sens, et j’aime dans ce cas-là qu’il partage ça avec moi. Un homme trop passif, c’est agréable pour se laisser aller, mais un homme actif, un homme qui montre qu’il en a envie, ça pousse au vice. Complètement. Et si cet homme a de l’imagination, s’il comprend que les préliminaires, c’est autre chose que préparer le terrain, je sais que la nuit sera longue. Et finalement, le moment que je préfère par-dessus tout, c’est la première pénétration.

 

C’est indescriptible. Sentir quelque chose d’aussi doux et d’aussi dur en soi, pour la première fois, ça me donne vraiment la chair de poule, pour de vrai cette fois. Et peu importe ce qui arrivera après.

 

Edit : je viens de rencontrer un homme. Il est assez beau, il embrasse très bien, et il ne m’a même pas ramenée chez lui le premier soir. Cela va sans dire que j’ai les hormones en folie, je frétille littéralement.

 


Proposé par Lolli