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Blog Galeries des artistes » Concours d'écriture érotique 2012 » Concours d'écriture érotique 2012 - texte 17 de Nadia
07.05.2012 15:21:59

Dix-septième participation au concours d'écriture proposé par Neoplaisir et par la collection e-ros (éditions Dominique Leroy), avec un texte de Nadia intitulé Le Pari.

 

 

L’ivresse rend abruti. Alors que je l’avais désirée au premier regard, nos échanges imbibés nous avaient amenés, sans que je comprenne comment, à parier que nous ne coucherions jamais ensemble. A-bru-ti ! Ainsi avaient suivi deux mois d’échanges complices mais platoniques qui m’avaient rendu complètement fou. Son ego était le seul à lutter encore contre ce feu que je sentais commun. Un après-midi, par un heureux hasard, nous nous étions retrouvés dans une salle du premier étage. Sous nos pieds, les invités du mariage auquel nous avions été conviés se manifestaient en éclats de voix et de rires.

 

Le vin d’honneur visitait chaque recoin de mon corps en y laissant l’empreinte relaxante de son passage. Alors que je lui racontais dieu sait quelle connerie, j’ai tourné la tête et l’ai surprise dans l’embrasure de la fenêtre. Les rayons du soleil traversaient sa robe rouge qui rendait grâce à son corps. Mon instinct s’est mis aux commandes et je l’ai attrapée par le bras pour la plaquer doucement mais fermement au mur. Elle a d’abord laissé s’échapper un rire avant de prendre un air plus grave lorsque j’ai plongé mes yeux dans les siens. J’ai porté ma main à son front puis l’ai laissée glisser derrière son oreille en y rangeant sa mèche. Le dos de ma main a caressé son cou puis est descendue encore en effleurant sa poitrine. Je sentais mon volcan entrer en éruption tandis que mes mains dégringolaient avec force la vallée de ses hanches. Elle était comme une île vierge d’où émanait une douce odeur de fleur de tiaré. Sa respiration s’était accélérée et j’avais senti en me pressant contre elle que son ventre se creusait à mesure que je m’enfonçais dans mon exploration. J’ai fait une parenthèse dans ma course pour venir atterrir directement sur le milieu de sa cuisse. Ma main est remontée doucement en accrochant au passage le bas de sa robe. Arrivé à la lisière de son jardin, j’ai senti qu’elle portait une culotte en dentelle. Quelques centimètres plus au nord, à son puits de chaleur, les motifs m’indiquaient en braille: « Vous êtes arrivé à destination !» Après avoir reniflé son parfum jusqu’à m’en faire tourner la tête, je bifurquai vers sa bouche. Son haleine entrait en collision avec la mienne. Et alors que je m’apprêtais à m’abandonner, elle a tourné brusquement la tête.

 

- « Tu ne croyais quand même pas m’avoir ! » dit-elle en éclatant de rire.

 

Ma main a laissé retomber sa robe tandis que je me suis écarté d’un pas. J’entendais nos amis rire dans le couloir et je suis subitement revenu à la réalité laissant derrière moi cette destination de rêve. Le retour avait été tellement violent que j’ai été pris d’un accès de folie et ai commencé à me déshabiller. Elle gloussait en me demandant ce qui me prenait. Une fois en slip, je l’ai attrapée par la taille et après l’avoir neutralisée par terre, lui ai retiré ses chaussures et sa robe. Elle criait comme une enfant qu’on attaque en la chatouillant. Je me suis relevé et l’ai regardée d’un air provocateur tout en succombant à sa lingerie noire qui mettait en exergue la blancheur de sa peau.

- Alors ? Tu vas m’embrasser ? Lui ai-je demandé.

 

Non a-t-elle fait de la tête en prenant un air espiègle et en mordillant son collier de perles.

 

- Non ? lui ai-je demandé en tendant l’oreille vers elle.

 

- Non ! répéta-t-elle en croisant les bras et en relevant le menton.

 

Je me suis dirigé vers le tas de vêtements et ai ramassé d’abord ses escarpins et mes chaussures. Je les ai jetés un par un par la fenêtre. Elle m’a accusé d’avoir perdu la tête. Oui, j’avais perdu la tête pour elle et c’est ce qu’elle a lu dans mon regard. J’ai ensuite attrapé les vêtements et j’ai tendu mes bras au dessus du vide.

 

- Alors ? Tu vas m’embrasser maintenant ?

 

Elle m’a répondu en me disant que je n’oserais pas. Nous aurions dû passer devant tous les invités du mariage pour aller récupérer nos habits.

 

- On parie ? Et de toutes mes forces, j’ai lancé cet amas multicolore par la fenêtre.

 

Après un instant de silence, elle a couru dans mes bras et a passé ses longues jambes autour de ma taille puis elle a susurré à mon oreille :

 

- J’ai fait ce pari pour que tu ne penses plus qu’à moi…

 

Et après…elle a perdu !

 


Publié par steph
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