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Blog Galeries des artistes » Concours d'écriture érotique 2012 » Concours d'écriture érotique 2012 - texte 21 de Victor O
16.05.2012 11:19:29

Hier, dernier jour pour participer au concours d'écriture érotique de Neoplaisir et de la collection e-ros. Trois participations sont arrivées in extremis. Voici la 21e, de Victor O. Le texte s'intitule La culotte.

 

Sa culotte. Il voulait voir sa culotte. Quand il s’éprenait d’une femme, il ne pensait plus qu’à cela. Sa culotte.

La culotte, c’était son triomphe. Car lorsqu’il la saisissait et la faisait glisser le long des cuisses de sa partenaire, ça voulait dire qu’il avait gagné, conquis un nouveau territoire où il allait fièrement planter son drapeau.

            Quand il tentait de séduire une femme, il imaginait ce moment plus que tout autre. Celui de la cérémonie de la culotte. Plus encore que l’acte d’amour.

            Le souvenir qu’il conservait de ses amantes, ce n’était pas leur visage, leur regard, leurs lèvres, leurs seins, leurs hanches ou leur sexe, c’était toujours leur culotte. Si certaines se ressemblaient, aucune n’était semblable. Et quand il avait connu des femmes plusieurs jours, il se souvenait de leurs différentes culottes.

S’il avait pu le faire, il aurait conservé toutes les culottes qu’il avait retirées. Il aurait ainsi constitué un musée.

Mais toutes ces culottes, il les gardait précieusement dans un coin de sa mémoire, et de temps à autre, leur rendait visite. Quand, dans la pénombre, il n’avait pu distinguer leur couleur, il se souvenait de leur forme et de leur texture.

            Évidemment, il ne s’intéressait pas aux femmes trop légèrement vêtues dont on apercevait déjà la culotte. Avec elles, plus d’enjeu, plus de mystère.

Mais un jour, alors qu’il déshabillait une jolie brune, il s’arrêta net. Pas de culotte ! Elle n’avait même pas de culotte ! Il pâlit et recula.

Elle lui expliqua qu’il s’agissait d’une question de confort. Mais rien n’y fit. Il n’éprouvait plus d’envie. Il s’excusa, se rhabilla et rentra chez lui.

Il s’écroula sur son fauteuil, respirant à grandes bouffées, un gant humide sur le front. Rien ne serait plus jamais comme avant.

On raconte qu’il rappela la jolie brune quelques jours plus tard et l’épousa l’année suivante. Depuis, est-ce elle qui tient la culotte ?

 


Publié par steph
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