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Blog Galeries des artistes » Concours d'écriture érotique 2012 » Concours d'écriture érotique 2012 - texte 4 de Fleur de Pat
09.03.2012 14:14:16

 La quatrième participation au concours d'écriture érotique organisé par Neoplaisir et la collection e-ros vient de nous parvenir.

Il s'agit d'un texte de Fleur de Pat.

Bonne lecture !

 

Ses yeux

Soutenir ce regard, la dévisager sans trembler, échanger les couleurs de nos yeux bleus verts, poser à terre le sac grossier des pudibonderies et l'affronter, oser...

Combien de temps suis-je assis dans cette bibliothèque ? Épié, marqué au fer rouge par son regard d'acier que je surprends malicieux entre quelques livres d'histoire et de sociologie, son intensité m'affole, me laissant cloué à mon fauteuil comme un papillon de collection dans le bureau d'un scientifique, oser...

Et puis j'ose un regard direct dans sa direction, une flèche de Cupidon teinté de vert, pourvu qu'il ne croise pas le sien, c'est pourquoi je le fais furtif, sa chevelure auburn et soyeuse, glisse déjà entre mes doigts et presse mon cœur d'un sentiment collégien. Ses yeux fixent avec une attention soutenue les pages de ce livre que j'aimerais être, caressé qu'il est par la douceur de ce bleu océan, piqué par la concentration qu'elle met à décortiquer mon intérieur, touché du bout de ses doigts humidifiés sur sa langue, coussin rose des mers du sud. M'a t-elle seulement vu ?

Puis m'apparaît dans l'interstice des sciences humaines couchées sur papier, une vague d'une profondeur telle que je m'y noie. Non ! Je dois être fort, elle mérite un chevalier; jouant le surfeur, je remonte le long de la vague et réussit à la dompter, jusqu'à l'échoir sur ma plage. Je veux la gloire, elle me l'offre par une clé de feu. Mais fière, elle reprend le dessus, me défie du regard, cette fois, le jeu a commencé et ne s'arrêtera qu'à la dernière gare de l'érotisme. Je suis statufié, seul mon désir grimpe le long de mes cuisses, ma fermeture éclair s'écarte doucement vers le bas, dévoilant mon grand timide à sa concupiscence, mais non, juste une pensée salace et je lis dans le regard qu'elle esquisse que parfois les vœux se réalisent. Le silence de cet austère bâtiment n'est troublé que par les murmures des habitués du silence. Il me semble que les battements de mon cœur doivent résonner comme les tambours kodo, et lorsque ses pas se dirigent dans mon couloir, je vois déjà les regards d'opprobre lancés sur nous comme les pierres sur la femme adultère. Gêné ? Non je ne suis pas gêné, ils auraient voulu que je le sois, elle écrase leur opinion sous les talons de sa botte avec une assurance qui me met en sécurité. Alors, lorsqu'à mes yeux éblouis se découvrent Vénus callipyge, dont seule une mini-jupe virevoltant comme un papillon sur ses fesses rondes qu'elle balance négligemment, marque la pudeur, j'envoie au diable tous les moralistes, briseurs de rêves. Elle se campe face à moi, le nez rivé à hauteur de sa jupe, pétrifié dans mon fauteuil, en sa présence la température devient tropicale, il y a de l'Afrique en elle. Glissant ses jambes éternelles autour des accoudoirs, elle installe son string de dentelle sous mon renifleur qui tel le chien de chasse part en quête des bontés que sa maîtresse a pour lui. Nos regards se fixent l'un à l'autre dans un tourbillon d'émotions, nous dansons la valse sensuelle de ceux qui s'aiment sans se connaître. Alors j'explore sa faune tropicale, elle donne le change en tenant un livre ouvert entre ses mains. Mais à vrai dire, à quoi bon ? Je soutiens entre mes mains ses merveilleuses fesses qui tressautent comme deux biches jouant dans les plaines du plaisir. Mes mains se couvrent de pluie d'automne, tandis qu'elle accroche sa lèvre de ses perles blanches et que je lis dans ses yeux bleus l'aveu qu'elle n'ose confesser, prenant appui sur le dessus de ce fauteuil, elle ramène ses jambes à l'intérieur de celui-ci enserrant les miennes, ses doigts agiles ont fait glisser ma fermeture éclair si prestement que je ne fais plus la différence entre rêve et réalité mais lorsque s'abat sur moi la pluie tropicale, je vis de ces orages africains, intenses et surprenants, violents et magnifiques, ne touchant même pas terre. Elle oscille, ivre de cette immortalité que lui procure cet instant où le temps s'est arrêté, figée qu'elle est comme un pantin de bois sur le nez de Pinnochio, et je mens pour son plaisir, par hasard. . Ma cavalière est aussi naturelle que le soleil, aussi fraîche que la forêt, aussi désaltérante que l'eau de la source, elle est libre, fière, indépendante, elle ne s'enferme pas dans les étiquettes, elle est une femme comme on les aime. Lorsqu'elle se relève j'ai la honte de m'apercevoir que je me suis laissé aller en elle, mais prestement elle essuie ces débordement d'une petite lingette parfumée sorti furtivement de son sac, me regarde en souriant , puis s'éclipse en un déhanchement de panthère. Je reste là pantelant le cœur à la dérive les yeux empli d'elle.


Publié par steph
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