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Blog Galeries des artistes » Secrets de femmes » Une pratique de la fessée
19.08.2008 08:49:27

A la lecture faite l'an passé des pages de Superhotsex de Tracey Cox consacrées à la fessée (pp. 96-97), j'avais haussé les sourcils. « Plaisir de la fessée », « une expérience amusante », « une fessée bien placée et au bon moment peut s'avérer un pur délice », non, ce n'est pas possible ?! Alors, là, pas pour moi, ça ne m'intéresse pas.


Je suis change parfois d'avis, et heureusement.


La fessée au sein d'un couple n'est pas une pratique dégradante et humiliante. Ou en tout cas, cela peut être autre chose que cela. Je ne suis pas une femme battue. La fessée telle que nous la pratiquons n'est pas bêtement punitive, n'est pas la marque d'un despotisme, ne se pratique pas sans l'accord de l'autre ou même sans sa demande expresse, ne se fait pas par surprise, pas n'importe où, pas n'importe comment. Et c'est donc de cette fessée respectueuse de l'autre, consentante, dont je voudrais parler.


Je ne sais pas quel a été l'élément déclencheur, ni s'il y en a réellement eu un. Cela n'a pas vraiment pu être la lecture de ces quelques pages de Tracey Cox qui ne m'ont pas donné envie mais juste aiguisé un peu ma curiosité. C'est tout juste si je ne pensais pas que la fessée était le fait d'esprits dérangés. Peut-être est-ce aussi votre avis, à vous qui me lisez. Je vous prierais donc de ne pas me juger folle, de ne pas juger cette pratique comme une perversion. Je tiens juste à faire un récit sincère d'une pratique commune et même, oui, pour reprendre un terme de T. Cox et me l'approprier, délicieuse.


Jacques Serguine, dans les premières pages d'Éloge de la fessée, rappelle que les dictionnaires associent systématiquement fessée et enfance, fessée et punition. J. Serguine récuse la fessée de l'enfant, pour lui « ce sont nos femmes, qui, n'étant plus des enfants, sont par là même tellement jeunes, et si tendres et si jolies, et si perversement douces, et si étrangement obstinées, ce sont nos compagnes adorables qu'il faut fesser. » (p.23). Les exemples littéraires citent Candide. On ne peut pas ne pas penser au Jean-Jacques Rousseau des Confessions. Mais l'exemple, déjà, nous oriente vers la découverte d'un plaisir trouble. Quant à mes propres références littéraires, elles portaient aussi, et même plutôt, vers Le bon petit diable de la Comtesse de Ségur, tant j'ai lu et relu l'œuvre de cet auteur étant enfant. Le bon petit diable était châtié, fessé, mais prenait un jour sa revanche en dessinant des diables sur son fessier. La main n'avait pu le frapper, par crainte idiote d'avoir affaire au diable en personne.


Pour une prochaine séance de body painting, je crois que j'aimerais que monsieur décore mes fesses. Pas spécialement avec des petits diables, mais, amoureusement, de tout motif qu'il lui plaira d'inventer. Que le feutre ou le pinceau caresse délicatement mon derrière rebondi avant que sa main ne suive les contours de ses dessins et ne commence à les tapoter. Toute chose s'accompagne chez moi de chansons fredonnées. Immanquablement, ce sera à cet instant Pourvu qu'elles soient douces.


Qui dit fessée ne dit pas nécessairement claques appuyées, violence, meurtrissures de la chair. Une fessée peut être légère, prodiguée du gras de la paume, comme si la main sautait sur un trempolin. La fessée légère fait balloter les fesses, lunes pleines un instant cachée en croissant. Sa main fait de l'ombre, une rougeur légère peut changer la forme de cette lune, la mimer quartier.


Qui dit fessée dit douleur, légère ou plus forte, mais cette petite douleur n'est rien si elle est acceptée. « Mais à une femme, à la mienne, est-ce que cela ne fait pas mal ? Si, mais il se trouve qu'elle le veut bien, et c'est toute la différence » (Éloge de la fessée, p. 21) Je le veux bien parce qu'il m'aime. Qu'il ne frappe pas sous l'effet d'une colère, d'une rancœur, mais qu'il le fait en m'aimant, parce que je suis passablement excitée et que la fessée contribue à accroitre mon excitation.


J. Serguine, toujours dans son excellent Éloge de la fessée, y voit une preuve d'amour, un rituel instauré avec sa femme que chaque vendredi, ils attendent, impatients. La fessée est un moment de rapprochement. Nous ne fonctionnons pas ainsi, la fessée n'est pas ritualisée. Elle est le fruit du hasard d'une rencontre, celle d'une position, celle d'un moment, celle d'une excitation particulière. Elle n'est pas preuve d'amour mais elle existe parce qu'il y a amour. Sans amour, la fessée serait châtiment, humiliation. Ce que je récuse absolument.


Il n'y a pas non plus chez nous de fessée qui se suffise à elle même, il y a une fessée accompagnée de caresses, de ses lèvres qui adoucissent mes rougeurs et de ses mains qui s'infiltrent en terrain conquis.


Et puis, aussi, parfois, la fessée n'est pas manuelle. Plus rarement, parce que le contact de sa main sur ma chair est peut-être préférable, doté d'une plus grande sensualité, mais cela existe, parfois, parce que c'est un autre jeu que nous expérimentons avec timidité. La fessée se donne donc avec un petit fouet. Pas bien grand, pas en lanières de cuir, cela me rappellerait trop le martinet de mon enfance, juste un objet qui permet une distance à l'acte de la fessée, qui ajoute un intermédiaire entre lui et moi, pour que le désir de son contact direct s'installe.


Pour ma part, tenir un fouet, c'est instaurer un jeu de rôle, je suis dompteuse, il est mon fauve, un brin récalcitrant à se coucher, à s'asseoir. Je ne sais pas réellement frapper. Je caresse avec les lanières, je les insinue dans la raie qui coupe cet amas de chair, entre ses fesses si volumineusement belles.


Si je ne sais pas frapper, même de ma main, puisque je tapote tout au plus, préférant la caresse, mon mari, quant à lui, frappe. A ma demande bien souvent. Il se permet parfois une tape, attendant ma réaction. Si je frétille, il poursuit, sentant que j'attends impatiemment la suite, avec gourmandise. Je me délecte de sa fessée qui me blesse mais me réjouit. Je ne trouve pas spécialement plaisir dans la douleur, qui, je me répète, est somme toute faible et accompagnée du baume de ses baisers, mais j'accepte de sentir l'effet de cette fessée, retentissement dans mon corps de cette érotisation de mon postérieur.

 ___________________

 

A noter : l'existence d'un petit manuel intitulé Osez la fessée. Je ne connais pas ce livre, c'est peut-être à vous de le découvrir.

Vous le trouverez dans la boutique neoplaisir au prix de 7 euros.

 


Publié par steph
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